Au lendemain de la proclamation des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome (CENA), Romuald Wadagni a livré, ce mardi 14 avril, sa première déclaration en tant que président élu, marquée par un ton à la fois mesuré et rassembleur.
Se disant “humble” face au verdict des urnes, le futur successeur de Patrice Talon a salué l’engagement des électeurs, au Bénin comme dans la diaspora, ainsi que le rôle des institutions électorales dont il a loué le professionnalisme. Il a également tenu à reconnaître le geste de son adversaire, Paul Hounkpe, qui l’a félicité avant même l’annonce officielle des résultats, y voyant un signe de maturité démocratique.
Dans une allocution axée sur la cohésion nationale, Wadagni a interprété l’ampleur de sa victoire comme “le reflet d’un besoin d’unité nationale” dans un contexte international incertain. Il a insisté sur la nécessité de transformer ce soutien électoral en un “consensus national”, promettant d’en tenir compte dans l’exercice de ses futures fonctions.
Le président élu s’inscrit ainsi dans une logique de continuité, affirmant vouloir capitaliser sur les “bases solides” posées par son prédécesseur. Son ambition : poursuivre la transformation du pays pour bâtir “un Bénin moderne garantissant le bien-être à tous ses citoyens”.
Selon les résultats provisoires communiqués par la CENA, Romuald Wadagni, ministre en charge des Finances depuis 2016, a été élu avec 94,05 % des suffrages, contre 5,95 % pour Paul Hounkpe. Le taux de participation s’est établi à 58,75 %, confirmant une mobilisation significative des électeurs pour ce scrutin décisif.

