« Le programme Promise est le pari du Congo pour faire émerger 50 000 PME et stimuler la transformation économique»
Le programme multisectoriel intégré de soutien à l’entrepreneuriat, dénommé « Promise », a été initié par les autorités de la République du Congo, à travers le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, dans le cadre de l’accélération de la marche vers le développement. À cette occasion, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a été sollicité afin d’apporter son expertise en matière de gestion fiduciaire, à travers un accord signé en juillet 2025 portant sur la mise en place d’un « basket fund » ou panier commun de financement. Ce programme a fait l’objet d’une table ronde organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), tenues du 25 au 29 mai à Brazzaville, en République du Congo.
Selon Barry Adama-Dian, représentante résidente du PNUD au Congo, Promise constitue à la fois un programme de société et un levier de transformation économique centré sur la jeunesse. « Il s’agit de montrer comment les jeunes peuvent devenir le socle de la transformation de l’économie, accélérer la lutte contre le chômage et renforcer leur autonomisation économique grâce à des programmes hautement transformateurs », a-t-elle expliqué.
50 000 PME pour accélérer la transformation économique
L’ambition de Promise est de créer 50 000 petites et moyennes entreprises (PME) d’ici à 2030, dont la moitié, soit 25 000 entreprises, devront être dirigées par des femmes entrepreneures. « Promise incarne une vision intégrée et holistique du développement », a souligné la représentante du PNUD.
Dans le cadre de ce programme, le gouvernement accompagne les jeunes entrepreneurs à toutes les étapes de leur parcours : de la maturation des idées de projets à la formalisation des PME, en passant par l’accès au financement, le coaching, la transformation des produits agricoles et d’élevage, ainsi que leur certification, leur labellisation et leur positionnement sur le marché continental à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Promise se veut ainsi un véritable écosystème combinant PME, artisanat, entrepreneuriat, commerce, industrialisation, libre circulation des biens et intégration au marché continental africain.
L’experte a également indiqué que le programme répond à l’un des principaux défis auxquels font face les entrepreneurs africains : l’accès au financement. Promise ambitionne notamment d’accompagner les jeunes dans la structuration de projets bancables et de faciliter leurs négociations avec les partenaires financiers.
Dans cette dynamique, le PNUD intervient comme garant de la gestion fiduciaire grâce à l’accord signé avec le gouvernement congolais en juillet 2025. Ce mécanisme de financement commun permet à différents partenaires, publics, privés ou philanthropiques, de contribuer à un même fonds destiné au financement d’activités spécifiques.
Le PNUD assure ainsi la traçabilité des ressources mobilisées, la gestion transparente des fonds et la reddition régulière des comptes. Chaque partenaire pourra disposer de rapports narratifs détaillés ainsi que de preuves concrètes des projets et PME soutenus dans le cadre du programme.
« Il s’agit d’investissement et non d’assistance. Chaque projet a fait l’objet d’une évaluation du taux de retour sur investissement. Aujourd’hui, le véritable risque serait de ne pas investir dans la croissance et la montée en puissance des PME », a conclu Barry Adama-Dian.

