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Le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2016-2020 du Burkina Faso sera présenté les 7 et 8 décembre 2016 à Paris, au Centre de conférences et de réceptions Étoile Saint-Honoré, lors d’une conférence des partenaires organisée en partenariat avec la Banque mondiale. Cette conférence sera présidée par le Premier ministre Paul Kaba Thieba, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La conférence sera organisée en deux temps. Le gouvernement rencontrera les partenaires multilatéraux et bilatéraux traditionnels, des fonds souverains et des bailleurs de fonds le mercredi 7 décembre, et les investisseurs privés le jeudi 8 décembre (cf. en annexe le programme détaillé).

Élaboré à l’issu d’un processus participatif et inclusif, le PNDES est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel, la vision Burkina 2025 et les agendas internationaux de développement durable.

Ce plan ambitieux, qui s’appuiera en partie sur des partenariats public-privé, traduit au niveau global et sectoriel les priorités nationales durant le mandat du Président R.M.C. Kaboré. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie et vise à améliorer les conditions de vie des Burkinabè grâce à une croissance forte, inclusive et durable. L’objectif d’ici 2020 est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7% et de créer 50 000 emplois par an.

Le coût global de la mise en œuvre du PNDES est évalué à près de 23,5 milliards d’euros. La stratégie de financement retenue repose sur une approche multipartenariale qui associe tous les acteurs tant publics que privés. Le PNDES sera financé par l’État à hauteur de 15 milliards d’euros. Un financement complémentaire d’environ 8,5 milliards, soit 36,2% du coût du plan, est requis. Ce besoin sera couvert par la mobilisation de l’épargne nationale et sous régionale, y compris celle des Burkinabè de l’extérieur, les émissions de titres publics (emprunts obligataires), les contributions des Partenaires techniques et financiers (PTF) et par le mécanisme du Partenariat public-privé (PPP).

Le PNDES s’articule autour de trois axes stratégiques :
« La réforme des institutions et la modernisation de l’administration » qui seront les fondements d’un Burkina Faso nouveau, d’un État de droit démocratique. Le but est de promouvoir la bonne gouvernance (politique, administrative, économique, locale) et de créer un climat sain et propice aux investissements ;

« Le développement du capital humain », grâce à l’amélioration du bien-être des burkinabè et de leurs capacités à produire. L’ambition est de mettre le capital humain en adéquation avec les besoins de l’économie, de réduire les inégalités sociales et de lutter efficacement contre la pauvreté (le taux de pauvreté sera ramené à 35%, contre 41% en 2014). Un accent particulier sera mis sur les jeunes et les femmes afin qu’ils deviennent de véritables acteurs du développement. La réforme du système éducatif et le renforcement de l’offre de formation technique et professionnelle devront faciliter leur accès à l’emploi. L’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la santé et le logement sont également des domaines prioritaires pour le gouvernement burkinabè ;

« Dynamiser les secteurs-porteurs pour l’économie et l’emploi » pour qu’émerge une économie moderne, basée sur un secteur primaire compétitif et des industries de transformation et de services dynamiques. Les secteurs-porteurs qui offrent le plus d’opportunités d’investissement sont l’industrie minière, le secteur agricole, l’agro-industrie et plus largement les industries de transformation, les industries de services. La création d’infrastructures sur l’ensemble du territoire (pôles de croissance et de compétitivité régionaux, infrastructures de transport) permettra de dynamiser les économies locales et d’assurer un développement durable et harmonieux du pays. Le gouvernement burkinabè prévoit également d’investir dans l’énergie et le numérique, deux secteurs indispensables au développement économique. Il mise notamment sur les potentialités immenses du Burkina Faso en énergies renouvelables et sur l’essor des technologies de l’information et de la communication.

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