Lagos, Nigeria | Nairobi, Kenya – 23 avril 2026 – Les principaux financiers d’infrastructures, gestionnaires de fonds, investisseurs et acteurs industriels du continent se réunissent à Nairobi, où s’ouvre aujourd’hui le Africa We Build Summit, avec une ambition claire : mobiliser le capital domestique et transformer les ambitions industrielles de l’Afrique en résultats concrets, créateurs d’emplois.
Organisé par Africa Finance Corporation (AFC), en partenariat avec le Government of Kenya, ce premier sommet, qui se tient les 23 et 24 avril 2026, est placé sous le thème « L’infrastructure comme moteur de l’industrialisation ». Il réunit des décideurs autour d’un objectif commun : structurer des projets bancables, renforcer l’intégration régionale et accélérer le développement industriel du continent.
Au cœur des échanges, le sommet consacre un changement de paradigme : passer de projets isolés à des systèmes d’infrastructures intégrés. Les sessions portent notamment sur les investissements dans les corridors régionaux, l’extension des réseaux ferroviaires et portuaires, les systèmes énergétiques transfrontaliers, ainsi que le développement de chaînes de valeur autour des minerais stratégiques.
Le président de la République du Kenya, William Samoei Ruto, doit prononcer l’allocution d’ouverture, illustrant l’engagement au plus haut niveau en faveur de l’intégration régionale et de l’industrialisation à grande échelle.
L’un des axes majeurs du sommet consiste à orienter une part plus importante du capital domestique africain vers des opportunités d’infrastructures et industrielles à la fois bancables et compétitives à l’échelle mondiale, afin de corriger le décalage persistant entre les ressources disponibles et les projets réellement finançables.
L’événement est également marqué par le lancement du rapport State of Africa’s Infrastructure Report 2026, présenté comme l’une des analyses les plus complètes à ce jour du paysage des investissements sur le continent. Ce rapport examine les déficits de financement, les flux de capitaux et les portefeuilles de projets prioritaires, avec pour objectif d’orienter concrètement les décisions d’investissement et l’exécution des projets dans le cadre de l’agenda « Africa We Build ».
Commentant à l’ouverture du sommet, Samaila Zubairu, président-directeur général de l’AFC, déclare : « L’Afrique ne manque pas de capital, elle en est prisonnière. L’enjeu aujourd’hui est de canaliser ce capital vers les infrastructures et l’industrie à grande échelle, afin de transformer les ressources en productivité, en emplois et en prospérité durable. »
Pensé comme une plateforme orientée vers l’exécution, le sommet met l’accent sur des projets bancables, des pipelines d’investissement concrets et des partenariats opérationnels. Des initiatives structurantes telles que le Lobito Corridor ou encore des mécanismes de financement comme le Kenya National Infrastructure Fund illustrent le potentiel d’une meilleure articulation entre capital, politiques publiques et projets. Ces dispositifs visent à bâtir des écosystèmes économiques intégrés reliant ressources, énergie, logistique, transformation et marchés.
Reconnaissant la East African Community comme l’un des pôles économiques les plus dynamiques du continent, le sommet met en lumière des corridors prioritaires tels que le Northern Corridor, reliant le Port of Mombasa à l’Ouganda, au Rwanda, à l’est de la République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. Des axes complémentaires reliant les infrastructures portuaires aux hinterlands sont également abordés, ainsi que les projets de modernisation des routes transfrontalières et l’avancement d’un plan directeur ferroviaire pour l’Afrique de l’Est.
Enfin, un accent particulier est mis sur le lien entre énergie et ressources minières, avec une priorité donnée à la transformation locale plutôt qu’à l’exportation brute, afin de garantir que les investissements en infrastructures se traduisent par une transformation économique durable et une industrialisation effective du continent.

