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Le secteur peut se prévaloir des habitats typiques dont le Koutammakou classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. ©DR

Le Togo a depuis le 31 mars 2017, un tout nouveau ministre du tourisme et de l’industrie. Il s’agit de Gabriel Attigbé Ihou, l’ex-directeur général de l’Union togolaise de banque (UTB) remplacé en juillet 2016 par le français Patrick Mestrallet.

C’est l’une des nombreuses décisions prises ce vendredi par le président Faure Gnassingbé, qui venait ainsi de détacher les deux portefeuilles du commerce et de la promotion du secteur privé, soit quatre portefeuilles au total attribués depuis juin 2015 à la ministre Bernadette Legzim-Balouki.

L’ancien directeur général de Togo Télécom aura la charge de positionner, du moins dans les faits, le tourisme au rang des secteurs porteurs de croissance. En effet, quoiqu’indiqué dans la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE) comme tel, le secteur peine encore à décoller, malgré la multitude de potentialités touristiques dont dispose le pays.

Il s’agit, d’une part, de la variété de paysages, de la diversité culturelle, du patrimoine historique et les habitats typiques dont l’un des plus emblématiques, le Koutammakou – classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

A cela s’ajoute la série de mesures prises ces dernières années par Lomé, et qui peinent pour l’heure à produire les résultats escomptés. On cite, en exemple, la modernisation du Port autonome de Lomé, de l’Aéroport internationale Gnassingbé Eyadema, et celui de Niamtougou (dans le nord du pays) dont les travaux de rénovation ont démarré il y un an.

 

La rénovation de l’hôtel 2 février et son exploitation sous la marque Radisson Blu est sans doute le symbole de ce « renouveau ». Cet immeuble d’une trentaine d’étage – qui a par ailleurs accueilli un Sommet extraordinaire de l’Union Africaine en octobre 2016 – devra faire de nouveau se refléter la capitale togolaise dans ses vitres.

 

Toutefois, selon un rapport publié en 2016 par Colliers International sur l’industrie du tourisme au Togo, le pays manque encore d’infrastructures de qualité. Même si la capitale Lomé est stable et plutôt sure, précise-t-il. Par ailleurs, le Togo dispose d’un parc hôtelier limité, et l’absence d’une classification claire des hôtels existants reste un frein à l’activité.

 

 

En rappel, le pays a enregistré 303.000 touristes pour 26 milliards de F CFA de recettes hôtelières en 2015, contre 320.000 en 2014. La contribution du secteur au PIB national devrait être de 2,2% par an jusqu’en 2025, selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme.

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