Le 1er juillet 2026, la Mauritanie et ACWA Power ont signé les accords portant sur la réalisation de la première centrale à gaz du pays. Ce projet constitue une étape majeure dans la valorisation des ressources gazières nationales et la modernisation du système électrique mauritanien.
Les accords ont été signés en présence de Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole, d’Abdoulahi Ould Souleymane, ministre de l’Économie et du Développement, du ministre des Finances, de Seyid Mouhamed Abou Neiyan, président du conseil d’administration d’ACWA Power, et du président du Fonds saoudien pour le développement.
Le projet porte sur la construction d’une centrale à cycle combiné de 230 MW à N’Diago, alimentée par le gaz du champ offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. L’installation sera développée selon le modèle Independent Power Producer (IPP), dans lequel un investisseur privé assure le financement, la construction et l’exploitation de la centrale avant de vendre l’électricité au réseau national.
L’entrée en service de cette unité doit accroître sensiblement les capacités de production du pays et accompagner la montée en puissance de la consommation électrique. Le recours au gaz domestique devrait également contribuer à réduire le coût de production de l’électricité ainsi que la dépendance aux combustibles importés.
Le projet constitue l’une des premières applications industrielles du gaz issu de GTA sur le territoire mauritanien. Il s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à utiliser une partie des ressources gazières nationales pour soutenir le développement économique et renforcer la sécurité énergétique.
Pour ACWA Power, cette opération confirme son implantation en Afrique de l’Ouest. Le groupe saoudien figure parmi les principaux développeurs privés mondiaux d’infrastructures énergétiques, avec un portefeuille couvrant la production d’électricité, les énergies renouvelables, le dessalement et l’hydrogène vert.
Au-delà de la production électrique, cette nouvelle capacité doit améliorer les conditions d’approvisionnement des ménages et des entreprises, tout en créant un environnement plus favorable aux investissements industriels. La disponibilité d’une énergie plus compétitive constitue en effet un facteur déterminant pour le développement des secteurs minier, manufacturier et des services.
Cette centrale intervient dans un contexte d’accélération des investissements énergétiques en Mauritanie, où le développement du gaz naturel est appelé à compléter les projets solaires, éoliens et d’hydrogène vert engagés ces dernières années. L’objectif est de diversifier le mix électrique tout en renforçant la capacité du pays à répondre à la demande intérieure et aux futurs besoins industriels.

