Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces
• La prochaine édition de l’Africa CEO Forum se tiendra les 14 et 15 mai 2026 à Kigali, et réunira plus de 2 000 CEO, investisseurs, chefs d’État et décideurs publics issus de plus de 75 pays.
• Alors que le multilatéralisme est remis en question, que les flux de capitaux se réorganisent et que les grandes puissances s’appuient sur leurs champions économiques pour projeter leur influence à l’échelle mondiale, le Forum placera la taille critique au cœur de l’agenda stratégique africain.
• Sous le thème « Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces », l’édition 2026 appellera les dirigeants publics et privés à mutualiser les capitaux, partager les risques et bâtir un capitalisme africain partagé pour garantir la prospérité de long terme du continent.
Kigali, le 23 mars 2026 – L’Africa CEO Forum s’est imposé comme la principale plateforme continentale de dialogue public-privé de haut niveau et de conclusion d’affaires. À l’heure d’un profond réalignement de l’économie mondiale, l’édition 2026 se réunira à Kigali pour répondre à une question décisive pour l’avenir de l’Afrique : comment atteindre la taille critique nécessaire pour être compétitive, s’intégrer et prospérer dans un monde fragmenté.
Alors que les rapports de force mondiaux évoluent à une vitesse sans précédent, la capacité de l’Afrique à s’appuyer sur des champions économiques compétitifs, agiles et intégrés à l’échelle internationale est devenue un impératif stratégique majeur. Dans ce nouvel environnement mondial, une leçon s’impose : atteindre la taille critique n’est plus une option. C’est un impératif.
Si le continent a fait preuve d’une résilience remarquable, avec des taux de croissance en hausse, des notations souveraines en amélioration et une recapitalisation record pour des institutions financières africaines clés, atteindre cette taille critique exigera plus que la simple levée des barrières physiques et réglementaires. Cela supposera d’adopter une nouvelle vision : celle d’un capitalisme africain partagé.
Organisé par Jeune Afrique Media Group et coorganisé par la Société financière internationale (IFC), l’Africa CEO Forum 2026 réunira les principaux décideurs publics et privés du continent autour d’une conviction forte : la naissance de projets d’envergure et de champions véritablement continentaux nécessite un capitalisme africain partagé.
Le Forum explorera trois leviers stratégiques pour construire cette taille continentale :
– Des investissements partagés : libérer les investissements en fonds propres transfrontaliers afin de faire émerger des champions africains multinationaux. Mobiliser les capitaux institutionnels africains à travers les marchés pour renforcer la résilience et améliorer les rendements de long terme.
– Des infrastructures partagées : concevoir des infrastructures complémentaires pour intégrer les chaînes de valeur africaines. Promouvoir des projets transformateurs répondant à des besoins régionaux, et non uniquement nationaux, afin de créer des marchés véritablement connectés.
– Des réglementations partagées : harmoniser les normes, règles et réglementations afin de renforcer la confiance des investisseurs et de permettre la libre circulation des capitaux, des biens et des services. Bâtir des infrastructures numériques pérennes au service de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et des paiements transfrontaliers.
Amir Ben Yahmed, Président de l’Africa CEO Forum, a déclaré :« Si l’Afrique veut peser dans la compétition mondiale, elle doit dépasser les réflexes de patriotisme économique et embrasser une ambition plus vaste : unir ses forces à l’échelle du continent. Les alliances transfrontalières, la mutualisation des capitaux et des risques, ainsi qu’une ambition véritablement continentale, seront les clés de la prochaine génération de champions africains. »
Makhtar Diop, Directeur Général de l’IFC, a déclaré: « L’Afrique dispose des capitaux et de l’élan nécessaires pour accélérer sa croissance et créer des emplois de qualité. L’urgence est désormais de les mobiliser à grande échelle. Cela implique de renforcer la confiance, de partager les risques et d’intensifier les investissements transfrontaliers. L’Africa CEO Forum rassemble les décideurs pour aligner politiques publiques et capitaux privés et impulser la prochaine phase de développement du continent. »
Dix ans après le lancement des négociations de la ZLECAf, la communauté de l’Africa CEO Forum se retrouvera à Kigali les 14 et 15 mai 2026 pour transformer cette ambition en engagements concrets. Dirigeants d’entreprise, investisseurs, chefs d’État et ministres seront appelés à forger des alliances au-delà des frontières, mutualiser les risques et les capitaux, et s’engager résolument à bâtir des champions continentaux afin de permettre à l’Afrique de renforcer son poids économique, de créer des emplois et de conquérir sa place dans le nouvel ordre mondial.
À propos de l’Africa CEO Forum
Fondé en 2012, l’Africa CEO Forum est la principale plateforme dédiée aux dirigeants des plus grandes entreprises africaines et multinationales, aux investisseurs, aux chefs d’État, aux ministres et aux représentants des principales institutions financières actives sur le continent. L’Africa CEO Forum est un lieu de rencontres de haut niveau, de partage d’expériences et d’analyse des tendances qui impactent le monde des affaires. Son sommet annuel vise à proposer des solutions concrètes et innovantes pour faire avancer le continent et ses entreprises. L’Africa CEO Forum a été créé par Jeune Afrique Media Group et son sommet annuel est co-organisé par l’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale.
Plus d’infos : https://www.theafricaceoforum.com/forum-2025/
À propos d’IFC
La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Elle mène des opérations dans plus d’une centaine de pays, consacrant son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et d’opportunités dans les pays en développement. Au cours de l’exercice 2025, IFC a engagé un montant record de 71,7 milliards de dollars en faveur de sociétés privées et d’institutions financières dans des pays en développement, en s’appuyant sur des solutions du secteur privé et en mobilisant des capitaux privés pour créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable.

