Afrique du Sud : une reprise sous fond de crise de confiance

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La deuxième économie du continent africain devrait atteindre 2,8 % de taux de croissance du PIB en 2019. C’est en tout cas l’optimisme affiché par la banque d’investissement américaine, Goldman Sachs.  Malgré la baisse récente de son PIB de 0,7 %  annoncé par l’office sud-africain de la statistique, ces prévisions optimistes sont selon Goldman Sachs, les conséquences de la volonté affichée par Cyril Ramaphosa de restaurer un bon environnement des affaires pour rétablir la confiance des investisseurs par les réformes.

Selon des responsables de Goldman Sachs, basés à Johannesburg, ces réformes en perspective conjuguées au contexte positif d’une économie mondiale portée par celles des États-Unis et de la Chine, porteront la croissance du PIB de l’Afrique du Sud à 3,2 % du PIB en 2020.

En attendant, la nouvelle gouvernance Sud-africaine incarnée désormais par Cyril Ramaphosa, devra d’abord au-delà des annonces d’intention en finir définitivement avec les scandales de corruption qui durant neuf longues années ont mis à mal l’environnement des affaires sous Jacob Zuma.

La sulfureuse affaire de collusion d’intérêts, de pots-de-vin et de corruption de hauts dignitaires sud-africains, en tête le Président destitué, Jacob Zuma, en lien avec les Gupta n’a manifestement pas fini de révéler tous ses secrets.

Nhlanhla Nene, actuel ministre des Finances de Cyril Ramaphosa et nommé récemment gouverneur de la banque des BRICS, a reconnu dans le cadre d’une enquête pour corruption en lien avec les Gupta, avoir eu plusieurs rencontres au domicile des  Gupta alors qu’un an plus tôt lorsque le scandale a éclaté, il avait nié en bloc tout lien avec la controversée famille en question.

Malgré des excuses publiques qui ont du mal à passer, Il a été obligé de demandé à être limogé par le président Cyril Ramaphosa. Ce dernier devrait probablement accéder à cette demande….

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