Affaire Wari-Tigo: ces banques qui ont lâché Kabirou

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Les banques sont souvent alliées des hommes d’affaires jusqu’à retour de bonne fortune. Or, dans le cas du jeune Kabirou Mbodj, ce fut dés le départ une histoire d’intérêts divergents.
Voulant financer l’opération d’acquisition, l’homme d’affaires a mis en place un montage classique: utiliser sa mise propre pour faire un effet de levier. Exclusif.

[private] La United Bank For Africa appelée à la rescousse ainsi que le  broker Impaxis donneront leur feu vert pour l’apport du cash dans les délais de rigueur. Seulement, ces deux partenaires financiers s’avéreront, au fil des négociations, moins intéressés par la dette que le capital. Leur volonté c’était d’intégrer le tour de table  voire d’en prendre le contrôle réduisant le promoteur en minoritaire jouissant certes d’une minorité de blocage et d’un pacte d’actionnaire en béton.

Les banques qui savaient que le temps tournait en leur faveur n’ont pas varié dans leurs positions. Sentant venir le coup, Kabirou Mbodj avait  essayé de prendre le contrôle d’une banque au Togo . Si  la la société InterAfricaine de banque (Siab), ex-Baltex, un établissement de droit togolais à capitaux libyens, était consentante, le deal, lui, restait soumis au visa de la BCEAO. Avec le contrôle d’une banque, le financement de l’acquisition de  Tigo aurait été aisée.

Le jeune homme d’affaires Sénégalais découvre subitement l’univers féroce du système financier sous -regional. Et pendant qu’il multipliait les réunions en haut lieu pour réunir les fonds, le voilà poignardé dans le dos. Banque De Dakar a arraché 5000 points de vente à Wari dans le cadre d’une nouvelle joint-venture signée sur la place publique. L’information avait été rapportée d’ailleurs par Financial Afrik. Pour le moins, l’arrivée de Yerim Sow fait sourire les banquiers qui savent que le mania de l’immobilier de luxe, qui n’arrive pas à démarrer son projet immobilier dans la ville de Diamniadio (qui a pris du retard) , ni à séduire la CBAO et Ecobank, ne pourra au mieux que jouer un infime rôle dans un deal où la valeur  repose  sur une licence de télécoms accordée d’abord au rabais puis renégociée par l’Etat du Sénégal.[/private]

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