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Le vice-président de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan et Michel Abrogoua, président de l’association ivoirienne du capital investissement lors de l’ouverture de la 14ème conférence annuelle d’AVCA.

Une seule expression peut résumer la 14ème conférence annuelle de l’association africaine du capital investissement tenue à Abidjan les 4 et 5 avril 2017: “c’est le temps d’investir en Afrique”. 

C’est ce qu’a déclaré en substance le vice-président de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, devant les 500 délégués qui ont assisté à l’ouverture de la conférence. “Nous devons transformer nos matières premières localement pour diminuer notre exposition sur les cours des produits de base. Aussi, le rôle du capital investissement est important”, a déclaré la deuxième personnalité de Côte d’Ivoire.  Une volonté d’ouverture réaffirmée par Abdourahmane Cissé, le ministre du Budget. “La Côte d’Ivoire a le potentiel de devenir  le hub de l’Afrique francophone”.

Les gérants de fonds ne cachent pas leur intérêt  pour l’Afrique francophone faisant ressortir toutefois l’urgence des réformes réglementaires et fiscales afin, comme le déclare Michel Abrogoua,  de libérer le potentiel du  marché. L’autre intérêt des fonds était d’explorer les possibilités d’exit. À ce propos, la Bourse régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA (BRVM) apparait comme l’une des voies royales de la sortie de fonds. “Notre place financière est aux standards nationaux”, déclare Edoh Kossi Amenouve, directeur général de la BRVM. 

fullsizerender-1L’un des grands moments de cette 14ème conférence fut la publication du rapport sur les exit entre 2007 et 2016. Plus de 350 opérations de sortie ont eu lieu sur la période. La part du lion revient à l’Afrique du Sud (42% des exit), le Nigeria et l’Egypte ex æquo avec 9% chacun, le Kenya (6%) et le Ghana (5%). Sur l’année 2016, il y a eu 31 exit, un record qui illustre bien le processus de maturation du capital investissement en Afrique.

 

 

 

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