En vue d’accroître la production nationale de riz et contribuer à structurer la filière dans les régions septentrionales (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord) du pays, le Cameroun a sollicité la société israélienne Ekobell pour un appui financier de 98,4 milliards de FCFA (environ 175 millions USD). Concrètement, le gouvernement camerounais entend utiliser ces fonds, mis à disposition par la Banque africaine de développement (BAD), pour développer 10.000 hectares de riziculture pluviale dans les localités de Sirdjam et Pola, dans la région du Nord, et de Mbé, dans la région de l’Adamaoua. Ce, dans le cadre du projet de valorisation des ressources en eau à usage agropastoral et halieutique dans la région du Grand Nord.
En trois ans, ce projet devrait produire 46.700 tonnes de riz paddy, dont 31.289 tonnes de riz blanchi. Soit environ 18% de la production nationale actuelle de riz blanchi de qualité supérieure. Les promoteurs de ce projet entendent mobiliser près de 8.000 producteurs et générer de nombreux emplois indirects dans les activités agricoles, logistiques et industrielles liées à la transformation du riz.
Pour rappel, le projet de développement de la riziculture dans le Grand Nord du Cameroun fait partie de la politique du pays à accroître la production nationale de riz. Cette volonté est matérialisée dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027. Dans le cadre de la stratégie nationale de développement de la filière riz, financée à hauteur de dotée d’un budget global évalué à 385 milliards de FCFA (environ 684 millions USD), le gouvernement camerounais entend faire passer sa production de riz de 140.710 tonnes en 2024 à environ 460.000 tonnes en 2027. Un objectif qui devrait évoluer 750.000 tonnes en 2030, correspondant à un taux d’autosuffisance estimé à 97%.

