La République démocratique du Congo pourrait accueillir un nouveau projet minier porté par la société chinoise China Railway Resources Universal Limited. Présenté le 7 mai 2026 aux autorités congolaises, ce projet concerne l’exploitation du cuivre dans l’espace du Grand Kasaï, une région située hors des principaux bassins miniers du Katanga. Le ministre congolais des Mines a indiqué que le dossier faisait l’objet d’un suivi particulier du président Félix Tshisekedi, qui souhaite une avancée rapide des discussions.
Selon les autorités congolaises, la future exploitation pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an. Un tel volume représenterait une part importante de la production nationale de cuivre enregistrée en 2025. Le projet est présenté comme une coentreprise entre China Railway Resources Universal Limited et la Minière de Bakwanga (Miba), société publique congolaise historiquement active dans le diamant.
L’entreprise chinoise impliquée dans cette initiative est déjà présente dans le secteur minier congolais à travers le projet Sicomines. À ce stade, aucun calendrier officiel de mise en œuvre n’a été communiqué et les modalités liées à la transformation locale du minerai n’ont pas encore été précisées par les parties concernées.
En parallèle de l’activité minière, le projet prévoit la construction d’infrastructures énergétiques, notamment une centrale hydroélectrique et une installation photovoltaïque. Cette approche, selon les parties, s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises d’associer l’octroi de permis miniers au développement d’infrastructures nationales.
Deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC attire une forte compétition internationale autour de ses ressources, en particulier entre la Chine, déjà très présente dans le secteur, et les États-Unis, qui cherchent à renforcer leur accès aux minerais stratégiques.

