L’Égypte a levé l’équivalent d’environ 500 millions de dollars à travers sa première émission d’obligations Samurai durables libellées en yens japonais, pour un montant de 80 milliards de yens. Cette opération s’inscrit dans la stratégie du pays visant à diversifier ses sources de financement extérieur et à renforcer l’accès à des ressources à long terme dédiées aux projets de développement durable. Elle bénéficie du soutien d’une garantie de crédit partielle fournie par le Groupe de la Banque africaine de développement.
Cette émission illustre la confiance des investisseurs internationaux dans l’économie égyptienne et s’inscrit dans les efforts des autorités pour allonger la maturité moyenne de la dette publique, tout en diversifiant sa structure monétaire, dans un contexte de volatilité persistante des marchés financiers mondiaux.
Un financement orienté vers les priorités de développement
Les fonds levés seront orientés vers des projets stratégiques, notamment le développement des secteurs de la santé et de l’éducation, l’expansion des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le renforcement des infrastructures numériques, ainsi que la mise en œuvre de projets d’eau et d’assainissement. Ils contribueront également aux initiatives d’adaptation au changement climatique, conformément au Cadre de financement souverain durable et à la Vision 2030 de l’Égypte.
Un signal de confiance des partenaires internationaux
Le ministre des Finances, Ahmed Kouchouk, a indiqué que le succès de cette émission reflète la confiance des institutions financières internationales dans l’économie égyptienne et dans le programme de réformes engagé par le gouvernement. Il a souligné que la coopération avec la Banque africaine de développement constitue un modèle de partenariat permettant de mobiliser des financements innovants, compétitifs et à long terme.
Le ministre a également rappelé que l’exécutif poursuit ses efforts pour développer des instruments de financement durable alignés sur la Vision 2030, afin de soutenir une croissance inclusive et soutenable.
De son côté, la Banque africaine de développement a estimé que cette opération confirme l’efficacité de ses mécanismes de garantie de crédit, qui facilitent la mobilisation de capitaux privés et améliorent l’accès des pays africains aux marchés financiers internationaux, dans un contexte marqué par des conditions de financement globalement plus exigeantes.

