Le Sénégal accueillera, le 10 juillet 2026 à Dakar, la 7e réunion du Comité de haut niveau sur le Chantier paix et sécurité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président en exercice de cette instance stratégique.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la persistance des menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, entre terrorisme, criminalité transfrontalière et fragilités institutionnelles. Les travaux porteront principalement sur l’évolution de la situation sécuritaire dans les huit États membres de l’Union ainsi que sur l’évaluation de la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la sixième réunion du Comité de haut niveau.
Avant la réunion des chefs de délégation, une série de rencontres préparatoires mobilisera les experts du 6 au 8 juillet, suivie d’une réunion ministérielle. Le programme prévoit notamment un examen détaillé, État par État, de l’application des recommandations précédentes, une analyse des développements sécuritaires récents dans chacun des pays de l’Union, ainsi que l’étude du projet de rapport semestriel sur la paix et la sécurité dans l’espace UEMOA et du rapport d’étape sur la mise en œuvre du Chantier paix et sécurité.
Participeront à cette réunion les ministres en charge des Affaires étrangères, de la Sécurité et des Finances des huit États membres, aux côtés du président de la Commission de l’UEMOA, du gouverneur de la BCEAO, du président de la BOAD, ainsi que des présidents de la Cour de justice de l’UEMOA et du Comité interparlementaire (CIP/UEMOA), tous membres du Comité de haut niveau.
Créé par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA lors du sommet de Lomé du 6 juin 2012, ce Comité constitue le principal mécanisme politique chargé de coordonner les réponses régionales aux défis sécuritaires. Son objectif est de favoriser une approche commune de la prévention des crises, du partage d’informations et du renforcement des capacités des États membres.
Au-delà des questions de défense, les discussions devraient également mettre en lumière les implications économiques de l’insécurité dans une Union qui représente près de 150 millions d’habitants et partage une monnaie commune. Les perturbations des échanges commerciaux, les pressions sur les finances publiques et les besoins croissants de financement des politiques de sécurité figurent désormais parmi les principaux défis auxquels l’UEMOA est confrontée.
Les conclusions attendues de cette septième réunion devraient définir les nouvelles orientations politiques et opérationnelles de l’Union afin de renforcer la coordination régionale face à une menace sécuritaire qui demeure l’un des principaux risques pour la stabilité économique et l’intégration ouest-africaine.

