Le gouvernement de Guinée équatoriale a officiellement présenté sa démission le 16 juin 2026, après qu’une évaluation de son action a conclu à des résultats bien en deçà des attentes. L’annonce a été faite par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, sur le réseau social X.
La décision fait suite à une évaluation selon laquelle le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua, n’a réalisé qu’environ 10 % des objectifs qui lui avaient été assignés. Dans son message, le vice-président a expliqué que « le degré de réalisation des objectifs a à peine atteint 10% », jugeant cette performance « manifestement insuffisante » au regard des responsabilités publiques confiées à l’exécutif.
Le gouvernement sortant avait été nommé en 2024 dans le cadre d’un remaniement visant à impulser de nouvelles réformes économiques et institutionnelles. Pourtant, selon les autorités, « les résultats obtenus n’ont pas répondu aux ambitions affichées ».
Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis plusieurs décennies, a reconnu que « certaines initiatives avaient été lancées dans les domaines des infrastructures, de l’administration et des services publics ». Mais il a également souligné que ces efforts n’avaient pas suffi pour produire les impacts attendus.
Dans son communiqué, le PDGE a mis en avant la nécessité d’adapter la structure gouvernementale aux priorités actuelles du pays, alors que la Guinée équatoriale fait face à des défis persistants. La diversification économique, très lente à se matérialiser, reste la priorité absolue des autorités, encore fortement dépendantes des revenus pétroliers.
La démission collective de ce gouvernement pourrait servir à relancer une dynamique de performance gouvernementale et à répondre aux critiques internes et externes sur la gestion des affaires publiques. Dans les jours à venir, l’attention sera portée sur la composition du nouveau gouvernement et sur les réformes structurelles que les autorités entendent engager pour redynamiser l’économie et renforcer l’efficacité de l’action publique.

