La Fondation africaine du coton (ACF) réaffirme son engagement sans faille en faveur d’une croissance durable, compétitive et inclusive de la chaîne de valeur textile africaine. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales évoluent et que les investisseurs recherchent des sources d’approvisionnement résilientes, la prochaine étape stratégique est claire : l’Afrique doit renforcer ses capacités de transformation locales et accélérer la création de valeur sur le continent.
La mission principale de l’ACF est d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et des communautés agricoles, tout en protégeant l’environnement dans lequel ils vivent et travaillent. Le coton reste l’une des matières premières agricoles les plus stratégiques d’Afrique (plus de 1,2 million de tonnes produites chaque année), générant des revenus pour des millions d’agriculteurs et soutenant les économies rurales à travers le continent. Pourtant, une part importante du coton africain continue d’être exportée sous forme brute, ce qui limite l’expansion industrielle, la création d’emplois et la rétention de valeur. Transformer davantage de coton localement – en fil, en tissu et en vêtements finis – n’est pas seulement une opportunité économique ; c’est aussi un impératif stratégique de compétitivité.
L’ACF est convaincue que le développement d’une industrie coton-habillement dynamique et intégrée en Afrique représente un secteur d’investissement à fort potentiel. Avec des marchés régionaux en pleine croissance, des infrastructures en amélioration et une demande croissante pour un approvisionnement durable, l’Afrique est bien placée pour s’imposer comme un pôle stratégique de fabrication textile.
Dans ce contexte, l’ACF se félicite de la récente augmentation des exportations vers les marchés européens en provenance de nouvelles usines textiles africaines, notamment de pays tels que le Bénin, le Togo, le Cameroun et le Nigeria, qu’elle considère comme un signe tangible du renforcement des capacités de production manufacturière de l’Afrique. À l’heure où les marchés européens sont fortement tributaires des importations textiles asiatiques, les produits africains constituent une alternative crédible et abordable qui allie durabilité, proximité géographique et compétitivité.
En faisant progresser ces priorités, l’ACF œuvre pour garantir que le coton africain soit non seulement cultivé sur le sol africain, mais également transformé, conçu, commercialisé sous une marque et mis sur le marché de manière compétitive depuis le continent.
Soutenir l’émergence d’une chaîne de valeur textile africaine forte constitue à la fois une opportunité économique et stratégique. Cela permet la création de valeur, la diversification industrielle, l’emploi des jeunes et l’autonomisation économique des femmes, tout en renforçant la résilience de la chaîne d’approvisionnement pour les partenaires mondiaux.
En tant que plateforme de coordination, l’ACF est prête à collaborer avec toutes les parties prenantes pour faire de cette vision une réalité.
Vrevue Belinda

