Auteur/autrice : Contribution

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Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE Le Forum régional consacré à la chaîne de valeur du café en Afrique, tenu à Marrakech les 5 et 6 mai 2026, a rappelé une évidence trop longtemps négligée : l’Afrique ne peut plus se contenter de produire et d’exporter du café brut. Elle doit désormais mieux organiser sa filière, transformer davantage localement, renforcer le pouvoir économique des producteurs et faire du café un levier de souveraineté productive, de développement rural et d’intégration commerciale africaine. Ayant pris part, les 5 et 6 mai 2026 à Marrakech, au Forum régional consacré à la chaîne de valeur du…

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Par Douty Fadiga – Managing Partner, ReY Advisory L’Angola est progressivement en train de déplacer le centre de gravité de son modèle de financement : d’un État dépendant de l’endettement extérieur vers une économie où les marchés de capitaux domestiques deviennent un véritable moteur d’allocation du capital. La BODIVA (Bolsa de Dívida e Valores de Angola, la bourse angolaise ) est au cœur de cette transition, avec une ambition assumée : faire des marchés de capitaux domestiques un pilier du financement de l’économie, avec l’objectif d’atteindre près de 50 % du PIB à moyen terme, grâce à un pipeline crédible d’introductions en bourse, à la montée en puissance des investisseurs domestiques et…

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Par Yasmine Aboubacar Sedikhe SY Le XXIᵉ siècle ne sera pas dominé uniquement par les États qui contrôlent les ressources naturelles, les infrastructures énergétiques ou les routes commerciales. Il sera structuré par ceux qui maîtrisent les architectures de la connaissance : les données, les systèmes d’intelligence artificielle, les capacités de calcul, les infrastructures scientifiques et les modèles cognitifs capables d’organiser le monde. Une mutation silencieuse est en cours. La puissance ne se mesure plus seulement à la capacité de produire ; elle se mesure désormais à la capacité de définir les cadres d’interprétation du réel, de structurer les flux de…

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Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE À Nairobi, le Forum Africa Forward 2026 a marqué une nouvelle étape dans la recomposition des relations entre l’Afrique, la France, l’Europe et les autres puissances économiques mondiales. Au-delà de l’annonce de 23 milliards d’euros d’engagements d’investissement, cette rencontre a confirmé un basculement doctrinal majeur : l’Afrique ne veut plus être abordée comme un continent demandeur d’aide, mais comme un partenaire stratégique, un marché de croissance, un espace d’investissement productif et un acteur légitime de la gouvernance mondiale. Entre l’appel d’Emmanuel Macron à bâtir une autonomie stratégique commune entre l’Europe et l’Afrique, et la déclaration forte du Président kényan…

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Par Abderrahmane Mebtoul, Docteur d’Etat 1974-professeur des universités expert international New Delhi accueillera le 31 mai 2026 le 4e Sommet Inde-Afrique sous le thème « IA SPIRIT », consacré au partenariat, à l’innovation, à la résilience et à la transformation inclusive. L’Inde est aujourd’hui le pays le plus peuplé du monde avec environ 1,477 milliard d’habitants. Son PIB nominal devrait atteindre 4 153 milliards de dollars en 2026, avec un PIB par habitant estimé à 2 813 dollars selon le FMI. Malgré un léger ralentissement par rapport à 2024, la croissance demeure particulièrement soutenue, avec des prévisions oscillant entre 6,6…

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Par Jean Baptiste Noé, expert géopolitique En Mauritanie, les mises en cause visant le groupe Addax se sont multipliées ces dernières semaines, alimentées notamment par un enregistrement audio faux largement relayé dans les boucles WhatsApp. Le procédé est connu : un ton assuré, des accusations graves, une apparente maîtrise du sujet, et au final un récit qui se répend vite dans l’espace public. Mais lorsque l’on reprend les faits, document par document, la mécanique accusatoire apparaît beaucoup moins solide qu’elle n’en a l’air. Le premier point de crispation concerne un épisode de carburant livré par Addax à la Mauritanie et présenté…

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Lettre ouverte à Kristalina Georgieva, Directrice générale, Fonds Monétaire International Par Aboubakr Kaira Barry, CFA, Directeur général, Results Associates, Bethesda, Maryland • 8 mai 2026 « Lorsque je cherche à examiner ma propre conduite… je me divise, pour ainsi dire, en deux personnes… La première est le spectateur… La seconde est l’agent, la personne que j’appelle proprement moi-même. » Adam Smith, Théorie des sentiments moraux, 1759 Madame la Directrice générale, En 1759, Adam Smith a énoncé l’idée du spectateur impartial — cet acte discipliné qui consiste à se mettre en dehors de soi-même pour juger sa propre conduite avec honnêteté et sans…

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Par le professeur Amath Nidaye, FASEG UCAD Au moment où les controverses autour du franc CFA occupent une place importante dans le débat public, il me paraît essentiel de revenir sur quelques concepts monétaires fondamentaux. L’un des malentendus les plus fréquents consiste à confondre monnaie et richesse. Cette confusion alimente des attentes irréalistes sur le pouvoir supposé de la monnaie et brouille l’analyse des véritables enjeux de développement. La monnaie : un instrument, non une richesse La monnaie n’est pas une richesse en soi. Elle constitue un instrument qui facilite la production, les échanges et la circulation des biens et…

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Par Lansana Gagny SAKHO, Adm.A., C.M.C. Alors que le mot « souveraineté » envahit le débat économique africain, trois modèles asiatiques Corée du Sud, Vietnam, Indonésie imposent une évidence : la souveraineté ne se proclame pas, elle se construit. Analyse comparative d’un continent à la croisée des chemins. Il est des mots qui finissent par trahir ce qu’ils prétendent défendre. Dans le débat africain contemporain, le mot « souveraineté » est de ceux-là. On le répète pour rassurer, pour affirmer une volonté de maîtrise. Mais à force d’être invoqué sans être défini, déclamé sans être mesuré, brandi sans être construit, il est…

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Loic Mpanjo Essembe, Managing partner, MEL INVESTMENT BANKING L’Afrique ne souffre pas seulement d’un manque de capitaux ; elle souffre surtout d’un déficit d’architecture financière. Le continent doit financer chaque année des besoins d’infrastructures estimés entre 130 et 170 milliards de dollars, alors que les investissements annuels restent autour de 80 milliards de dollars, ce qui laisse un gap important à combler. Dans le même temps, la BAD estime que l’amélioration de l’efficacité de la mobilisation domestique pourrait libérer jusqu’à 1,43 trillion de dollars de ressources internes supplémentaires, preuve que le problème n’est pas uniquement l’absence de fonds, mais leur…

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Par Elvis Ngbondo-Sakpo L’Afrique subsaharienne ne manque pas de capitaux. Elle manque surtout d’un système capable de transformer efficacement ces ressources en investissements productifs et durables. Derrière ce paradoxe se cache l’un des grands défis économiques du continent : celui de l’architecture financière. Les évolutions réglementaires récentes dans les espaces CEMAC et UEMOA illustrent pourtant une volonté claire des autorités monétaires et des États de mieux capter la richesse produite localement. En CEMAC notamment, le relèvement progressif du taux de rapatriement des devises issues des industries extractives traduit une recherche accrue de souveraineté monétaire et de stabilité macro-financière. Mais une…

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Par Moubarak Moukaila, Directeur du Financement du Développement Durable -BOAD Produire local, distribuer intelligent, prioriser l’essentiel L’Afrique de l’Ouest brûle. Pas seulement sous l’effet du changement climatique — encore que les projections de désertification à l’horizon 2070 soient alarmantes — mais sous le poids d’une dépendance énergétique devenue insoutenable. Dans l’espace UEMOA, moins d’un habitant sur deux a accès à l’électricité, avec des disparités abyssales : environ 20 % au Niger contre près de 75 % au Sénégal. Pendant que la demande électrique progresse à un rythme proche de 11 % par an, l’offre, elle, n’augmente qu’autour de 4 %. Ce…

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Par Habibou Dia, Directeur de la communication · Ministère de la communication, des Télécommunications et du Numérique, République du Sénégal. La sécurité alimentaire est un problème fondamental lié au droit à la survie et au droit au développement des pays en développement, et elle est particulièrement urgente pour le Sénégal. En tant que pays agricole important d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal dispose de vallées fertiles et d’une longue tradition agricole, mais il dépend encore des importations de grandes quantités de riz brisé pour répondre à ses besoins nationaux. Comment nourrir une population croissante sur des terres limitées ? Comment passer de la…

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Par Dr Ing. Beaugrain Doumongue* Entre inflation informationnelle, sophistication des outils analytiques et illusion d’omniscience des dispositifs numériques, de nombreuses organisations continuent de manquer l’essentiel : le point exact où l’information stratégique se forme réellement. Prisonnières d’une approche désincarnée du renseignement, elles accumulent des données sans jamais capter les dynamiques profondes qui structurent leur environnement. Une cécité méthodologique qui, à défaut d’être corrigée, condamne à une lecture tardive, incomplète et souvent erronée des rapports de force contemporains. Du déficit de contact stratégique à la couche limite La plupart des dispositifs d’intelligence économique reposent encore sur une double illusion. La première…

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Par Dr Mohamed H’MIDOUCHEL’Afrique ne manque ni d’ambitions, ni de besoins, ni d’idées de projets. Elle manque trop souvent de projets suffisamment préparés, structurés, bancables et dé-risqués pour attirer les financements publics, concessionnels, privés et institutionnels. Le véritable défi est de transformer les priorités du continent — ports, aéroports, autoroutes à péage, centrales électriques, usines de dessalement, corridors logistiques, plateformes industrielles ou infrastructures numériques — en projets réellement finançables. C’est pourquoi les Project Preparation Facilities — PPF, ou fonds de préparation de projets, doivent devenir un pilier de la nouvelle architecture financière africaine. L’un des paradoxes du développement africain tient à…

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Par Joseph DIABATE Pendant longtemps, le financement des infrastructures en Afrique s’est concentré sur les actifs physiques. Routes, énergie, eau, assainissement : ces investissements ont logiquement été considérés comme les fondations du développement économique. Ce choix a durablement orienté les politiques publiques et les modèles de financement. Mais il a aussi laissé dans l’ombre une autre catégorie d’infrastructures, moins visibles, pourtant déterminantes pour leur efficacité : les infrastructures immatérielles. Aujourd’hui, la transformation numérique des économies africaines met en lumière cet angle mort. Les Digital Public Infrastructure (DPI), encore trop peu intégrées dans les stratégies de financement, apparaissent pourtant comme un levier…

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Par Gaston Kelman, écrivain. Il y a une vingtaine d’années en 2007, j’avais prophétisé dans mon livre intitulé Les hirondelles du printemps africain, que la Mauritanie allait être l’une des plus prometteuses hirondelles annonçant le printemps africain. Pour les plus gentils, de j’étais juste un iconoclaste, un provocateur qui voulait choquer à vil prix. C’était le temps où on se pinçait les narines quand on entendait le nom de ce pays dont les seules références qu’on lui accordait – condamnation sans jugement et sans possibilité d’appel -, étaient l’esclavage moderne – analyse orientée – et le terrorisme bien réel. On n’aurait pas imaginé à l’époque le président français invitant son homologue mauritanien à l’Élysée, en ces temps où l’Afrique…

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Par professeur Amath Ndiaye, FASEG-Cheikh Anta Diop. En refusant d’ajuster les prix domestiques de l’énergie malgré un choc pétrolier durable, le Sénégal fait le choix d’un amortisseur social à court terme. Mais ce choix, rationnel politiquement, devient de plus en plus coûteux économiquement. À mesure que le baril se rapproche des 100 dollars, la facture budgétaire explose et réduit dangereusement les marges de manœuvre de l’État. Un amortisseur social… au prix d’une dérive budgétaire Dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le maintien de prix énergétiques administrés permet de contenir l’inflation et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.…

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Par Basilie NZAME, Experte en contrôle financier et conformité réglementaire. Ex-Auditrice DeloitteFrance, Mazars Angola & RDC Le 30 septembre 2025, la BCEAO a lancé officiellement la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané, la PI-SPI. Pour la première fois dans l’espace UEMOA, un client Orange Money au Sénégal peut envoyer de l’argent en temps réel vers un compte bancaire au Mali, ou vers un portefeuille Moov Money en Côte d’Ivoire, sans friction, sans délai, sans intermédiaire humain. La CEMAC avait pris de l’avance dès 2018 avec GIMACPAY, opéré par le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale sous l’impulsion de la…

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Par Nicolas Kazadi, Député national, ancien Ministre des Finances de la RDC. L’interview accordée par Sandrine Ngalula Mubenga à Forbes Afrique mérite d’être lue avec attention. Elle montre un secteur de l’électricité en mouvement en RDC: plus d’opérateurs, plus de projets, plus de solaire, plus de régulation, plus de données, et surtout une conscience plus claire de l’urgence énergétique nationale. Il faut le reconnaître : sous le Président Félix Tshisekedi, un effort réel a été engagé pour remettre l’électricité au centre de l’agenda économique. Selon les chiffres cités dans l’entretien, la capacité installée serait passée de 2 972 MW en 2020 à 4 133 MW fin 2025, soit +39…

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Abdoul Hien, Directeur général, Mitrelli Côte d’Ivoire et Sénégal. Au cours de la dernière décennie, la Côte d’Ivoire s’est imposée comme l’un des marchés énergétiques les plus dynamiques d’Afrique. L’extension rapide de l’accès à l’électricité, combinée à une augmentation significative des capacités de production, de transport et de distribution a soutenu la croissance économique et renforcé les ambitions régionales du pays. Aujourd’hui, le secteur de l’électricité entre dans une nouvelle phase. Les récentes perturbations observées sur le réseau, notamment dans le Grand Abidjan, ne remettent pas en cause ces progrès. Elles mettent plutôt en lumière un défi structurel : maintenir…

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Par Dr Moussa K. Fall, Economiste, Cofounder & Dean Marselya Tech La BCEAO indique qu’en 2025, les pays de la zone ont emprunté 15 105,2 milliards de FCFA sur le marché financier local . La dette monte et pourra rapidement dépasser les niveaux soutenables dans plusieurs États membres de l’UMOA. La BCEAO doit intervenir et racheter les dettes à court terme des Etats membres auprès des banques régionales ; les banques régionales, à leur tour, doivent voir leurs achats de titres souverains restreints. Elles doivent accorder plus de crédit au secteur privé pour redynamiser l’activité économique dans la zone. Les banques régionales de la zone UMOA participent massivement aux levées de fonds opérées par les états de l’Union ; tout le monde y trouve son compte pour le moment. La BCEAO indique…

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Une lettre ouverte à Ajay Banga sur trente ans de gouvernance stagnante et le besoin de responsabilité structurelle Par Aboubakr Barry Monsieur le Président, « Quand je m’efforce d’examiner ma propre conduite… je me divise, pour ainsi dire, en deux personnes… La première est le spectateur… La seconde est l’agent, la personne que j’appelle proprement moi-même. » En 1759, Adam Smith, père de l’économie moderne, a exposé cette idée dans La Théorie des sentiments moraux. Le « spectateur impartial » de Smith est l’acte discipliné de se placer en dehors de soi-même pour juger honnêtement sa propre conduite. Plus de deux siècles et demi plus…

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Par Foly Ananou, PhD Economics — Banking and Finance, Ancien President de L’Afrique des Idées Dans un contexte international marqué par l’instabilité des financements extérieurs, la question du financement souverain en Afrique de l’Ouest devient plus stratégique que jamais. Dans cette tribune, Foly Ananou analyse la montée en puissance du marché de la dette en monnaie locale au sein de l’UEMOA, porté par UMOA-Titres, comme un levier majeur de résilience financière. Mais derrière ce succès, l’auteur met en lumière un paradoxe discret dans les mécanismes d’adjudication, susceptible d’alourdir le coût de financement des États. Une contribution éclairante pour nourrir le…

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Par Paul Villerac Depuis le coup d’État d’octobre 2025, le colonel Michaël Randrianirina multiplie les gestes de rapprochement avec Moscou. Entre livraisons d’armes, déploiement de l’Africa Corps et création d’une chambre de commerce, la Russie conforte son influence dans le canal de Mozambique, une région d’intérêt géostratégique majeur. Le 1er avril 2026, les forces armées malgaches ont réceptionné, lors d’une cérémonie au camp général Mounibou Ismaël, une importante dotation en équipements militaires russes : chars, uniformes, armes et munitions. Cette livraison s’accompagne d’un programme de formation militaire conjointe au bataillon parachutiste d’Ivato, où des instructeurs de l’Africa Corps – structure…

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Par Dr Mohamed H ‘MIDOUCHE Entre visibilité internationale et transformation réelle des marchés À New York, au Nasdaq, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) incarne une Afrique financière qui s’affiche avec ambition. Mais derrière cette visibilité nouvelle, une question décisive s’impose : les marchés africains sont-ils en train de se transformer ou simplement de mieux se valoriser ? Les BRVM Investment Days organisés au Nasdaq le 21 avril 2026 ont marqué une étape importante dans la projection internationale des marchés africains. Le continent ne se contente plus d’être une destination d’investissement potentielle ; il structure désormais un discours, met en…

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par Lansana Gagny SAKHO, Adm.A., CMC Le 23 avril 2026, la Compagnie Maritime d’Affrètement et la Compagnie Générale Maritime (CMA-CGM) CMA CGM a officiellement inauguré à Abidjan son bureau régional Afrique, actant le transfert du pilotage de ses activités continentales depuis Marseille. Une première pour le géant français du transport maritime, qui choisit désormais d’ancrer sa stratégie au plus près de ses marchés africains. Cette décision n’a rien d’un simple ajustement logistique. C’est un acte stratégique qui redessine la carte de confiance en Afrique de l’Ouest et révèle, dans sa sobriété apparente, la bataille silencieuse que se livrent Dakar et Abidjan pour devenir le véritable centre de gravité des multinationales. Dans mon prochain ouvrage « Gouverner…

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Par M. Raphaël Nkolwoudou Afane, Docteur en droit (PhD), Contract manager et juriste spécialisé en droit du numérique Teragone Solutions, Paris France. Le marché du commerce numérique africain vient de vivre un basculement historique. L’accord entre la startup sénégalaise Shopmeaway et le géant Amazon n’est pas simplement une alliance technologique ; c’est la reconnaissance que l’Afrique de l’Ouest, et plus largement le continent, cesse d’être une simple zone de consommation pour devenir un hub stratégique de distribution et de vente mondiale. Si cette annonce réjouit les grands opérateurs, elle pose une question cruciale pour notre tissu économique : comment faire…

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Par Christ KIBELOH, Écrivain, Romancier et Essayiste ​Le monde fixe nos sous-sols avec une convoitise chirurgicale, mais qui s’arrête sur la vérité de nos regards ? En tant qu’observateur des structures silencieuses, je refuse de voir le Bassin du Congo réduit à une simple équation de minerais et de flux de trésorerie. On nous présente la transition énergétique globale, le cobalt et les terres rares comme les clés d’un avenir décarboné. Mais une question demeure : que vaut cette clarté technologique si son prix est l’obscurité et l’épuisement de l’humain à la source ? ​L’ontologie du déracinement : le coût…

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Par Soukeyna LY, Ingénieure et économiste de l’énergie, spécialisée en politiques publiques Le prix du carburant ne change jamais sans conséquences. Il se répercute immédiatement : à la pompe, dans les transports, et jusque sur les marchés. Mais au-delà de ces effets visibles, ces variations disent autre chose. Dans des économies où le transport joue un rôle central dans l’activité, le carburant n’est pas un simple produit. Lorsqu’il devient instable, c’est tout l’équilibre économique qui se trouve fragilisé. Depuis quelques années, les prix de l’énergie oscillent sans vraiment se stabiliser. Cette instabilité existait déjà, mais elle s’est renforcée après le…

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Par Echraf M. Abdoul Wahab Ouedrago. Le 17 avril 2026, la Mauritanie a annoncé la candidature de Madame Coumba Bâ au poste de Secrétaire Général de la Francophonie. En raison de l’obligation de réserve, j’ai décliné plusieurs sollicitations d’anciens collègues de l’OIF, de médias et d’amis sollicitant mon opinion sur cette candidature d’une compatriote. Les jours passant, j’ai souhaité cependant apporter ce petit témoignage personnel, fruit de nos occasions de collaboration passée, en espérant ne pas empiéter sur le travail de son équipe de campagne. Bien que du même pays et presque de la même région (Boghé et Kaédi étant…

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Par Abderrahmane MEBTOUL, Professeur des universités, expert international docteur d’Etat en management stratégique 1974 Le nombre de franchissements du détroit d’Ormuz a chuté en raison des restrictions imposées par l’Iran et les Etats-Unis, tandis que les incidents touchant des bateaux se sont multipliés et face au pessimisme croissant sur une réouverture rapide de cette voie stratégique par où transite selon les années près de 20/25% des hydrocarbures , les cours du pétrole repartent à la hausse le 15 avril2026 01h GMT , le baril du Brent étant coté à 105, 88 dollars et le Wit 90,32 dollars et le mégawattheure…

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Attendu de longue date, l’Indice mondial d’ingérence de l’industrie du tabac 2025 a été dévoilé. Alors que la situation globale en Afrique reste préoccupante, la Côte d’Ivoire s’impose comme « bon élève » de la lutte antitabac. Un statut obtenu par des actions variées : paquet neutre, rejet d’ingérence des lobbys, déploiement d’un système de traçabilité indépendant conforme aux exigences de l’OMS… Le 4 juin 2025, l’attribution du « Prix Antitabac » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Programme National de Lutte contre le Tabagisme, l’Alcoolisme et les autres addictions (PNLTA) de la Côte d’Ivoire préfigurait un bon…

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Par Amath Ndiaye, professeur d’Economie à l’Université Cheikh Anta Diop – Dakar. Selon le dernier rapport trimestriel d’exécution budgétaire, en 2025, le Sénégal affiche des finances publiques en amélioration, avec un déficit en baisse et des recettes dynamiques. Mais derrière ces résultats encourageants, une contrainte majeure s’impose : le poids croissant de la dette, dont le service absorbe une part considérable des ressources publiques. Entre ajustement budgétaire, ralentissement de la croissance et besoin de financements extérieurs, le pays fait face à une équation délicate pour relancer durablement son économie. Une exécution budgétaire 2025 globalement satisfaisante Le Sénégal peut se prévaloir,…

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A l’occasion du Sommet Africa Forward, qui aura lieu à Nairobi les 11 et 12 mai prochains, l’initiative Nova Garages’affirme comme une plateforme continentale dédiée à l’entrepreneuriat et à l’innovation africaine, avec une ambition claire : faire émerger une génération de projets capables de s’imposer sur les marchés régionaux et internationaux. En accueillant la première édition de Nova Garage en mai 2026, Nairobi confirme son rôle de centre névralgique de l’innovation africaine au cœur de la Silicon Savannah, un écosystème devenu l’un des plus dynamiques du continent grâce à ses centaines de startups et à sa forte concentration d’acteurs de…

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Par Serge KOUAMELAN, Directeur Exécutif de l’APBEF-CI Il y a, au cœur du financement agricole, en Afrique de l’Ouest, un paradoxe, une invraisemblance, voire un sophisme que plus personne ne peut ignorer : nous produisons, nous stockons, mais nous ne finançons pas. Dans l’espace UEMOA, l’agriculture représente 16 à 40 % du PIB, selon, pour exemple, que nous nous référons à la Côte d’Ivoire et au Sénégal, d’un côté, au Burkina Faso et au Mali, de l’autre. Et, dans le même temps, elle peut mobiliser jusqu’à 80 % de la population active dans certains pays de l’espace. Pourtant, moins de…

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Par Thierno Seydou Nourou SyBanquierFondateur de Nourou Financial Consulting (NFC)Dakar, Sénégalwww.nouroufinancial.com Dans l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), l’affacturage et le crédit-bail ne sont ni des concepts nouveaux ni des instruments juridiquement inexistants. Ils sont reconnus par le cadre communautaire. Ils figurent dans la classification des établissements financiers. Plusieurs banques et institutions spécialisées les proposent. La BCEAO et les États membres ont posé des fondations réglementaires structurantes. La question n’est donc plus celle de leur existence. Elle est celle de leur échelle et de leur impact macroéconomique. Car pendant que ces instruments progressent lentement dans notre espace, le reste du monde les…

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Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE* Dans un contexte de recomposition des équilibres énergétiques mondiaux et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’Afrique se trouve à un tournant stratégique. Entre opportunité historique et risque de dépendance renouvelée, le défi est désormais de transformer ses ressources en véritable levier de souveraineté économique durable. L’Afrique au cœur de la nouvelle compétition mondiale Le XXIᵉ siècle ne sera pas seulement celui des transitions énergétiques, de la révolution numérique ou des mutations technologiques. Il sera aussi celui d’une compétition mondiale accrue pour les ressources stratégiques, les corridors logistiques, la maîtrise des chaînes de valeur et la…

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Par Idrissa M. Diabira, Fondateur de SherpAfrica  Dans un monde marqué par des crises géopolitiques et économiques en cascade, la remise en cause du multilatéralisme révèle une faille plus profonde : l’incapacité des institutions internationales à transformer les richesses réelles des sociétés en prospérité tangible. L’Afrique, souvent perçue comme périphérique, pourrait au contraire offrir des clés décisives pour refonder un système fondé sur une gouvernance véritablement performative. Lorsque les règles du monde vacillent, ce sont les institutions qui révèlent leur véritable valeur — car ce sont elles qui permettent aux sociétés de transformer leurs ressources en prospérité et leurs ambitions…

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Par Boris BLE, Consultant SFD | Agrément BCEAO · Conformité LBC/FT | UEMOA Au 2 avril 2026, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest publiait la liste actualisée des participants autorisés à offrir les services de sa Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané. J’ai compté. Le résultat m’a glacé. Sur 80 institutions connectées au PI-SPI dans huit pays de l’Union — 59 banques, neuf établissements de monnaie électronique, un établissement de paiement — seulement onze sont des institutions de microfinance. Onze, pour un secteur qui dessert près de 20 millions de clients en zone UEMOA. Et quand…

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Par Lauric NGOUEMBE * Manque de mise en œuvre des engagements de consolidation budgétaire pris par les Chefs d’État en 2024, dépenses publiques obstinément élevées entraînant une détérioration accélérée des déficits commercial et budgétaire de la Zone, baisse des réserves de change menaçant la pérennité de l’ancrage du régime de change : tel est le diagnostic alarmant du FMI, publié dans une parution d’Afrique Intelligence du 02/04/2026 et pour lequel celui-ci demande des gages avant de conclure et poursuivre des programmes de soutien des pays de cette Zone, selon les cas. Pressions des déficits publics, des créanciers (service de la…

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Par Paul-Harry Aithnard, Roseline Abé et Aniéla Koffi Directeur Général d’Ecobank Côte d’Ivoire & Directeur Régional Exécutif UEMOA · Directrice Générale d’EDC Investissement Corporation · Responsable du Programme Ellever Un an après le premier Gender Bond de l’UEMOA, il est temps que la finance africaine prenne pleinement la mesure de cet outil. Il existe en finance une catégorie d’anomalie que les économistes peinent à expliquer sans malaise : celle d’actifs performants que le marché sous-finance systématiquement. En Afrique de l’Ouest, les entreprises dirigées par des femmes appartiennent à cette catégorie. Résilientes, créatrices d’emplois, ancrées dans l’économie réelle, elles restent pourtant…

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Par Cheickna Bounajim Cissé, l’émergentier « Notre rêve : un monde sans pauvreté. » Tel est le slogan de la Banque mondiale ! Quelle sacro-sainteformule ! Le 13 février 1997, Joseph Eugène Stiglitz prenait fonction comme économiste en chef de la Banque mondiale, adoubé du titre de premier vice-président de cette institution. Dans son livre La grande désillusion (Plon, 2002), l’économiste américain décrit, sans filtre, son premier jour de service : « Ce qui a retenu mon regard dès mon entrée dans les vastes locaux splendides et modernes de son siège central, 19e rue à Washington, c’est sa devise : “Notre rêve : un monde sans pauvreté.” Dans une sorte d’atrium…

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Par Thierno Seydou Nourou SY, Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting Le dernier rapport sur les développements économiques récents et les perspectives du Sénégal met en évidence un paradoxe qui mérite d’être placé au cœur du débat public : le pays améliore ses grands équilibres macroéconomiques, mais au prix d’une fragilisation progressive de son économie réelle. À première vue, les résultats sont solides. La croissance est estimée à 6,7 % en 2025, l’inflation reste contenue, le déficit budgétaire se réduit fortement et les comptes extérieurs s’améliorent nettement. Mais une lecture plus attentive montre que cette performance repose avant tout…

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Chaque fois qu’un conflit éclate quelque part dans le monde, les marchés de l’énergie réagissent avec une rapidité remarquable. Les prix du pétrole évoluent en quelques heures. Les routes maritimes deviennent soudain un enjeu stratégique central. Les gouvernements réévaluent discrètement leurs réserves, leurs chaînes d’approvisionnement et leurs vulnérabilités. Les marchés redécouvrent, presque du jour au lendemain, une réalité qu’ils ont tendance à oublier en période d’accalmie : l’énergie reste profondément imbriquée dans la géopolitique. Ce schéma n’a rien de nouveau. Des crises pétrolières des années 1970 aux perturbations d’approvisionnement plus récentes, les périodes de tension géopolitique rappellent régulièrement que les…

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Par Dr. Mohamed H’Midouche L’Afrique manque-t-elle réellement de financements, ou souffre-t-elle d’un système incapable de mobiliser efficacement ses propres ressources ? Derrière cette interrogation se dessine un tournant stratégique majeur. Avec la NAFA et l’émergence d’un Consensus d’Abidjan, le continent cherche à reprendre le contrôle de son destin financier dans un environnement international de plus en plus incertain. Plus qu’une réforme technique, c’est une recomposition profonde des mécanismes de financement du développement qui est en jeu. Réunie le 9 avril 2026 à Abidjan, à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement, la communauté financière africaine a franchi une…

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Par Mamadou Ismaïla KONATÉ, Avocat à la Cour, Barreaux du Mali et de Paris, Arbitre international, Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de la République du Mali. Résumé — L’Afrique traverse un cycle inédit de renégociations et de conflits d’investissement, à la croisée d’un nationalisme des ressources assumé et d’exigences croissantes de justice économique. Le praticien africain et africaniste doit désormais partir d’une vérité que l’expérience impose : l’État de droit n’est pas un acquis, la démocratie peut n’être que passagère, et la garantie contractuelle — aussi solidement rédigée soit-elle — peut s’avérer éphémère lorsque les équilibres politiques…

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Une tribune collective signée par trois dirigeants du secteur des assurances Nelly Bakang YombaEudoxie DouyaAymric KamegaDG Chanas VieDG Royal Onyx InsurancePDG ACAM VieVice-présidente ASACPrésidente ASAC, Présidente CIWAVice-président FANAF Cet article présente la situation des femmes dans l’industrie de l’assurance au Cameroun et vise à rappeler que les premières places qu’elles occupent actuellement dans le marché ne devraient pas faire oublier les nombreux défis de fond qui restent à relever.. Au cours de ces six derniers mois, de nombreux postes clés au sein de l’assurance en Afrique subsaharienne francophone ont vu de nouveaux visages : changement au Secrétariat Général de la Conférence…

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Par Alpha Barry* À l’heure où le multilatéralisme traverse une crise de crédibilité sans précédent, le prochain Secrétaire Général des Nations Unies devra être plus qu’un administrateur : il devra être une autorité de dialogue, une conscience d’équilibre et un acteur de confiance. Dans cette perspective, la candidature de Macky Sall, ancien Président du Sénégal, mérite la plus grande attention. Le monde ne traverse pas seulement une accumulation de crises. Il traverse une crise de confiance dans les mécanismes mêmes censés les prévenir, les contenir ou les résoudre. Les guerres s’installent. Les fractures géopolitiques se durcissent. Les institutions multilatérales demeurent…

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Par Aboubakr Kaira Barry, Directeur Général, Results Associates, Bethesda, Maryland, États-Unis La convertibilité du franc CFA en euro repose sur quatre piliers : l’adéquation des réserves de la BCEAO, l’efficacité des contrôles des changes, le consensus politique des deux côtés de l’Atlantique, et l’aptitude de l’UEMOA à constituer une zone monétaire optimale. Trois sont en cours d’affaiblissement — et le quatrième n’a jamais existé. En s’appuyant sur l’analyse de M. Moussa Sylla dans Financial Afrik (23 mars 2026) sur le Règlement n° 06/2024/CM/UEMOA, il apparaît clairement que ces nouvelles règles constituent un mécanisme sophistiqué de rationnement de la convertibilité — faisant passer le franc CFA…

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