12 mars. Le géant français TotalEnergies (TTE) a annoncé jeudi suspendre l’équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs États du Golfe à cause du conflit au Moyen-Orient. «La production a été arrêtée ou est en cours d’arrêt au Qatar, en Irak et en offshore aux Émirats arabes unis, ce qui représente environ 15% de notre production totale», a indiqué le groupe dans un message aux investisseurs sur son site internet, tout en précisant, interrogé par l’AFP que cela concernait le pétrole et le gaz.
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Le blocage du détroit d'Ormuz est une "souffrance passagère"
Le blocage du détroit d'Ormuz est une "souffrance passagère", a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant que la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'achèverait "dans les prochaines semaines". "C'est vrai que nous traversons cette période de perturbations de court terme, mais mieux vaut le faire maintenant que d'avoir un Iran nucléarisé", a déclaré M. Wright dans une interview à l'émission "This Week" sur ABC News, justifiant le lancement de la guerre contre l'Iran le 28 février. "Il s'agit d'une souffrance passagère pour parvenir à une bien meilleure situation dans laquelle le Moyen-Orient ne peut plus être pris en otage par un Etat voyou, l'Iran", a-t-il dit au sujet du blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire 20% de la production mondiale d'hydrocarbures.
Le tourisme frappé de plein fouet
Selon le cabinet français Protourisme, 800.000 Français ont déjà renoncé à partir à l'étranger cette année. Le Golfe est logiquement délaissé par les touristes, mais l'Asie du Sud-Est est également desservie à cause de ses escales à Dubai et Doha.
Le prix de l'essence a augmenté de 24% aux États-Unis
Selon l'American Automobile Association (AAA), le prix moyen du carburant atteint la moyenne de 3,70 dollars (3,23 euros) le gallon (environ trois litres) aux États-Unis, soit une augmentation de 24% depuis le début de la guerre le 28 février.
Rapport du Centre statistique du Conseil de coopération du Golfe
La valeur ajoutée du secteur pétrolier dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), aux prix courants du marché, a atteint environ 561,2 milliards de dollars en 2024, contribuant à hauteur de 24 % au produit intérieur brut, tandis que la valeur ajoutée à prix constants s’est élevée à 541,9 milliards de dollars, soit une contribution de 29,3 %, selon les dernières données publiées par le Centre statistique du Conseil de coopération du Golfe. Ces données font état d’une baisse de 5,4 % de la production de pétrole brut en 2024, qui s’est établie à 16,1 millions de barils par jour, contre 17 millions de barils par jour en 2023. Les exportations de pétrole brut ont également reculé de 7,2 %, atteignant 11,5 millions de barils par jour, contre 12,3 millions de barils par jour l’année précédente. Le Centre présente un aperçu global des performances des secteurs pétrolier, gazier et des énergies renouvelables dans les pays du CCG dans son rapport intitulé « Statistiques énergétiques », qui fait état d’une production de gaz stable et d’une augmentation des réserves. Les données indiquent également que la production de gaz naturel commercialisé a légèrement diminué, de moins de 0,4 %, pour s’établir à 442,0 milliards de mètres cubes, contre 443,8 milliards de mètres cubes en 2023.
Wall Street dans le rouge
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge vendredi 13 mars, à l'issue d'une semaine à nouveau marquée par une forte hausse des prix du pétrole, qui ravive les craintes inflationnistes et fait grimper les taux obligataires.

