Zone CEMAC : validation du règlement communautaire réduisant des coûts de communication

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Les pays d’Afrique s’accordent sur un cadre réglementaire visant la diminution du coût de communication en vue d’améliorer l’intégration communautaire dans la sous-région.

Le coût de communication dans les six Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) connaîtra une baisse sensible dans les prochains mois avec la suppression du roaming. Réunis le 28 février 2020 à Douala, les ministres en charge des Télécommunications ont validé la réglementation communautaire portant suppression des frais d’itinérance sur les réseaux de communication mobile ouverts au public.

Plus concrètement, à partir du 1er janvier 2021, les citoyens des pays d’Afrique centrale en déplacement à l’intérieur de la Zone CEMAC auront accès aux services mobiles, entre autres, appels, SMS, Internet…, sans frais supplémentaires et sans changer de carte SIM. Une mesure qui participe de la volonté de mettre en place et d’harmoniser un réseau mobile unique dans la sous-région.

Avant d’arriver à la phase d’implémentation, plusieurs actions intermédiaires devront être  menées, a rappelé le Ministre camerounais des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng. Il s’agit entre autres, de généraliser la signature des protocoles d’accord bilatéraux au 31 décembre 2020 et de supprimer toutes les surtaxes sur le trafic téléphonique intracommunautaire à la date sus-indiquée, ce qui permettra d’aligner des services de communication électronique mobile intracommunautaire sur les tarifs nationaux.

De toute évidence, un réseau mobile unique est plus adapté aux attentes des ressortissants communautaires en ce sens qu’une communication moins chère participe du renforcement de l’intégration régionale, renforce la compétitivité des opérateurs avec en prime, la qualité-prix pour les usagers, sans oublier une mobilisation plus accrue la masse monétaire dans la sous-région.

Dans cette perspective, la mise en place des outils adéquats de régulation s’avère indispensable pour répondre à cette exigence. Raison pour laquelle la vice-présidente de la Commission de la CEMAC, Fatima Haram Acyl estime que le réseau mobile unique régional est une opportunité de renforcement de la libre circulation des personnes, des biens et capitaux avec pour corolaire, « la réduction des taxes et des redevances dans l’industrie mobile peut favoriser l’inclusion numérique, le développement du secteur mobile et la croissance économique ».

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