Côte d’Ivoire : le FMI prévoit « la poursuite d’une croissance robuste » à moyen terme

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D. Ghura, le chef de la délégation du FMI, au sortir d'une audience avec le président ivoirien Alassane Ouattara ce 5 avril.

Côte d’Ivoire : le FMI prévoit « la poursuite d’une croissance robuste » à moyen termeL’économie ivoirienne a de beau jours devant elle malgré le contexte moins favorable du maintien à la baisse des cours du cacao. Au terme d’une séjour entamée le 22 mars dernier à Abidjan, Dhaneshwar Ghura, à la tête d’une délégation du FMI, a déclaré que « l’activité économique devrait rester soutenue en 2018 et les perspectives à moyen terme projettent la poursuite d’une croissance robuste ».

La mission qui avait pour objectif de passer en revue le programme économique et financier triennal soutenu par le FMI, a permis de faire un tour d’horizon de l’actualité économique nationale.

En 2017, le PIB a augmenté de 7,8% nonobstant la chute des cours du cacao et les revendications sociales, l’inflation est restée faible à environ 1%, le crédit à l’économie a progressé à un rythme soutenu de 13,3%, le déficit budgétaire s’est établit à 4,2% du PIB et le déficit du compte courant extérieur s’est situé à 2,1% du PIB, dans le sillage de la baisse des cours du cacao, a expliqué Dhaneshwar Ghura.

« Les perspectives à moyen terme sont favorables (…), le déficit budgétaire devrait être maintenu à 3,75% du PIB en 2018, en phase avec les objectifs du programme » a-t-il poursuivi, se félicitant de l’engagement des autorités à ramener le déficit à 3% en 2019, en phase avec les directives de l’UEMOA.

Atténuer les risques budgétaires

La Côte d’Ivoire doit toutefois, selon la délégation, « atténuer les risques budgétaires » en poursuivant la restructuration de la SIR, la raffinerie nationale en difficulté, et des banques publiques, mais aussi contrebalancer « des risques liés notamment au rythme plus lent que prévu de la mobilisation des recettes, aux termes de l’échange défavorables et au resserrement des conditions financières internationales ». L’on se souvient que les autorités avaient dû se rétracter face au tollé soulevé par l’annexe fiscale 2018 qui devait officiellement générer 75,4 milliards FCFA de recettes supplémentaires pour les finances publiques.

Satisfécit

Évaluant la mise en œuvre du programme, le chef de la délégation a estimé que « tous les critères de performance et tous les repères indicatifs, à l’exception d’un seul, pour fin décembre 2017 ont été respectés et tous les repères structurels, à l’exception d’un seul, ont également été mis en œuvre », une situation qui a contribué au succès de l’Eurobond de mars selon ce dernier.

Aussi, la mission a annoncé être parvenue à un accord avec les autorités sur la troisième revue du programme économique et financier appuyé par le FMI grâce à des accords conclus dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC), sous réserve de son approbation par la direction du FMI et du Conseil d’administration courant juin.

« La mission et les autorités ont convenu que le programme de transformation économique de la Côte d’Ivoire progresse bien. La poursuite de la consolidation budgétaire, une politique d’endettement prudente et des réformes du côté de l’offre permettront de soutenir les taux de croissance élevés. La poursuite des actions visant à diffuser les retombées de la croissance et à réduire le chômage des jeunes sera également un facteur important pour assurer le succès à long terme des politiques du gouvernement », a relevé D. Ghura.

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