Sons de cloches discordants au sein de la BAD sur le cas du Nigeria

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De gauche à droite: le vice-président de la BAD en charge de l'Energie, Amadou Hott; le Président Akinwumi Adesina; C'était en novembre 2016 en marge de la COP22 de Marrakech.

Dans une déclaration rapportée par l’agence Reuters et  prêtée à Amadou Hott, vice-président de la Banque Africaine de Développement, en charge de l’Energie, il était dit que l’institution panafricaine n’accordait plus d’appuis budgétaires  au Nigeria sauf dans le cas de projets spécifiques.  

Moins de 24 heures après cette sortie médiatique faite à Oslo (Norvège) dans le cadre du forum Afrique-Scandinavie, un démenti catégorique est publié par l’institution basée à Abidjan (Côte d’Ivoire), réfutant tout gel ou arrêt des dits appuis à la première économie africaine. Qui croire, que croire?  Dans son démenti, la BAD loue les efforts du gouvernement du Nigeria et se dit encouragée par les progrès réalisés (fin de la récession) et les efforts entrepris dans la diversification de l’économie.

En novembre 2016, le conseil d’administration de la banque avait  accordé 600 millions de dollars au Nigeria. Une deuxième tranche de 400 millions de dollars devait intervenir mais tarde toujours. Quelle est la cause de ce retard?

Selon Reuters, le gouvernement nigérian n’aurait pas respecté les conditions fixées par les bailleurs.  Le refus de laisser la monnaie locale, le naira, flotter librement, constitue l’un des principaux griefs retenus contre le géant ouest-africain. La rapidité avec laquelle la BAD a apporté un démenti à une affaire qui aurait dû être réglée en interne et sans bruits montre que la gestion de la communication reste une gageure au sein de l’institution financière  la plus notée entre le Caire et le Cap.

 

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