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La Côte d’Ivoire va porter à 80 mégawatt (MW) sa fourniture d’énergie électrique au Burkina Faso, contre 70 MW actuellement. C’est l’une des retombées du 5ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) qui a réuni les deux pays ce 29 juillet à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, en présence des présidents Alassane Ouattara et Roch Christian Kaboré.

Au nombre de 13, les accords ont planché entre autres sur trois importants projets d’infrastructures qui viendront renforcer la connexion économique entre les deux Etats. Il s’agit du prolongement de l’autoroute Abidjan-Yamoussoukro (inauguré en 2011) jusqu’à Ouagadougou, la capitale burkinabè, soit sur une distance d’environ 930 km (dont environ 400 km côté ivoirien). A ce sujet, les études préliminaires ont déjà été effectuées ainsi que la levée d’une partie de fonds nécessaires. Les deux parties ont été exhortées à poursuivre leurs efforts de mobilisation de ressources.

Ensuite, une société de construction et d’exploitation d’un pipeline reliant la ville ivoirienne de Bouakéà Ouagadougou sera mise place afin de faciliter l’approvisionnement du Burkina en hydrocarbure à partir de la Société ivoirienne de raffinage (SIR) basée à Abidjan.

Enfin, avec l’appui du groupe français Bolloré, le tronçon du chemin de fer Ouagadougou – Kaya sera réhabilité, puis prolongé jusqu’à la ville minière de Tambao. L’idée est d’utiliser la voie ferrée ferroviaire pour évacuer le minerai (manganèse) vers le port d’Abidjan où est prévu un terminal minéralier.

Les deux parties ont par ailleurs adopté un programme de facilitation du commerce qui intègre des mesures visant à limiter les postes de contrôle et les tracasseries routières sur le corridor Abidjan – Ouagadougou.

Outre la question de la lutte contre le terrorisme sur laquelle la Côte d’Ivoire et le Burkina se sont engagés à renforcer leur coopération, d’autres sujets relatifs au tourisme, à la culture, à la formation, à la recherche scientifique, etc., figurent au nombre des points d’accords du traité. Un cadre qui a permis de mettre un terme à la brouille entre les deux parties suite à l’affaire des « écoutes téléphoniques ».

Le prochain TAC est prévu pour se tenir en juillet 2017 dans la capitale Burkinabè.

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