L’horizon n’est globalement guère reluisant pour le continent africain et c’est peu de le dire. Selon les derniers chiffres des « Perspectives économiques mondiales » publiés ce 19 juillet par le FMI, la croissance en Afrique subsaharienne va s’écrouler cette année de moitié à 1,6%, contre une prévision de 3% en avril et 4% en janvier.

Si le Brexit et les « incertitudes » qu’il draine affectent les économies développées (européennes essentiellement), cette projection de croissance fortement revues à la baisse dans la zone s’explique par « la conjoncture économique délicate que connaissent les plus grands pays (de la région, ndlr), qui s’adaptent à la diminution des recettes tirées des produits de base », justifie le FMI, qui sous-tend la persistance de la crise des matières premières.

Le Nigeria, la première économie de la région devrait entrer en récession cette année avec une croissance négative de – 1,8% contre une estimation de 2,3% en avril dernier. Le pays devant en effet s’adapter « aux pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, à la faible production d’énergie électrique et à une perte de confiance des investisseurs ».

Quant à l’Afrique du Sud, le pays le plus industrialisé du continent, la croissance ne devrait guère dépasser les 0,6% comme l’année dernière, une possible embellie n’étant envisagée que l’année prochaine.

Toutefois, 2017 devrait être meilleur, le FMI prévoyant une croissance de 3,3%, soit 0,7% de moins que l’estimation d’avril dernier.

Au niveau mondial, les projections restent quasiment stables avec 3,1% de croissance attendue en 2016 et 3,4% en 2017.

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