La Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) et T-OIL, entreprise publique togolaise spécialisée dans l’achat, le stockage et la distribution de produits pétroliers et dérivés, ont signé deux conventions stratégiques posant les fondations d’une aviation décarbonée et d’un hub énergétique régional à Lomé. Ce, en marge de la Convention et exposition africaines du transport aérien (AATCE 2026) tenues du 15 au 19 juin 2026 dans la capitale togolaise.
Ces deux conventions sont destinées à propulser le pays dans l’ère de l’aviation durable. Le premier volet engage les deux entités sur le développement progressif du Carburant d’Aviation Durable (SAF) au Togo. Considéré aujourd’hui comme le levier le plus crédible pour décarboner massivement le transport aérien, le SAF permet de réduire jusqu’à 80 % les émissions de CO₂ par rapport au kérosène conventionnel. Son introduction sur le sol togolais positionne Lomé parmi les premières plateformes ouest-africaines à intégrer cette filière d’avenir.
Le second volet, plus tangible à court terme, prévoit la construction d’un bac de stockage de Jet A1 d’une capacité de 1 500 m³ sur la plateforme aéroportuaire de Lomé. Une infrastructure stratégique qui sécurisera l’approvisionnement en carburant aviation et accompagnera la montée en puissance du trafic à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma.
« Positionner le pays »
« C’est un exemple marquant de la vision du président du Conseil qui demande et qui exige que nous fassions les efforts nécessaires pour continuer à positionner le pays et notamment cette plateforme aéroportuaire en tête des plateformes équivalentes de la sous‑région ou même de l’Afrique », a déclaré Robert Koffi Messan Eklo, le ministre chargé de l’Énergie et des Ressources minières. Qui a pris part à la cérémonie de signature avec son collègue des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Komlan Loukou-Kadjé.
Avec la signature de ces deux conventions, Lomé affirme donc son ambition de s’imposer comme un hub aérien plus durable, plus résistant aux chocs et mieux intégré aux réseaux régionaux et internationaux. Dans une région où la compétition entre plateformes aéroportuaires s’intensifie, le pari du carburant durable pourrait bien faire la différence.

