L’industrie sidérurgique algérienne franchit une nouvelle étape avec la réalisation d’une usine d’une capacité annuelle de 500 000 tonnes. D’un coût global estimé à 500 millions de dollars, le projet affiche un taux d’avancement des travaux d’environ 60 % après huit mois de chantier, selon un communiqué de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement.
Implantée sur une superficie de 36 hectares, cette infrastructure industrielle comprendra deux unités de production : l’une dédiée aux feuilles d’acier et l’autre aux tubes en acier. Sa mise en service intervient dans un contexte marqué par l’exploitation progressive du gisement de fer de Gara Djebilet, situé à l’ouest du pays, près de Tindouf, l’un des plus importants réservoirs de minerai de fer au monde.
Le projet sera développé en deux phases. La première portera sur l’installation d’une ligne de production de feuilles d’acier d’une capacité de 200 000 tonnes par an. La seconde phase permettra la fabrication de tuyaux en acier avec un objectif de 300 000 tonnes annuelles.
Au-delà de l’activité industrielle, l’usine devrait générer des retombées socio-économiques significatives, notamment la création de 1 114 emplois directs et la mise en place d’un centre de formation pour favoriser le transfert technologique. Environ 50 % de la production sera destinée à l’exportation, tandis que le projet privilégiera l’utilisation de matières premières locales pour la fabrication de produits finis.
L’avancement rapide des travaux illustre, selon l’agence nationale de promotion de l’investissement, la dynamique de concrétisation des grands projets industriels accompagnés dans le cadre de la stratégie de développement économique du pays. Cette nouvelle unité de production contribuera ainsi à renforcer la production nationale de produits sidérurgiques, tout en soutenant la politique de valorisation locale des ressources minières.

