Le premier homme était une femme: une Africaine !

1

Par Kristine Ngiriye, fondatrice Entreprenarium


 

imageDu catastrophisme facile d’hier à l’optimisme claironnant d’aujourd’hui, les analyses sur l’Afrique apparaissent toujours un peu excessives.

 

L’Afrique, continent du 21ème  siècle, l’Afrique, ultime frontière… Du catastrophisme facile d’hier à l’optimisme claironnant d’aujourd’hui, les analyses sur l’Afrique apparaissent toujours un peu excessives.
On le sait, l’Afrique a d’énormes défis à relever. Parmi ceux-ci, des contraintes spécifiques auxquelles nous sommes confrontées, nous, les femmes, qui représentons la majorité de la population africaine. Ces défis d’ordre culturel, social, légal ou économique, réduisent notre capacité à créer, à innover, à prendre des risques qui permettraient de créer de la richesse pour nous-mêmes et pour nos communautés.

 

Des chiffres, les mêmes, invariablement, nous rappellent jour après jour bien des paradoxes : 90% des femmes actives (contre 70% des hommes actifs) interviennent dans le secteur informel et perçoivent des revenus plus faibles que les hommes ; les femmes constituent 70% de la force agricole du continent, produisent 90% de toutes les denrées alimentaires, alors même qu’elles ne possèdent que 2% des terres agricoles.
Le constat est clair : bien que nous soyons tout aussi engagées dans les activités économiques, bien que nous ayons les mêmes velléités d’autonomie que les hommes, nous continuons de subir autant d’obstacles au développement de nos activités.
Pour contribuer à lever ces obstacles, des initiatives d’envergure ou d’autres plus confidentielles tentent d’apporter des solutions à différentes échelles.

 

Les femmes constituent 70% de la force agricole du continent, produisent 90% de toutes les denrées alimentaires, alors même qu’elles ne possèdent que 2% des terres agricoles.

 

La Fondation ENTREPRENARIUM a fait son choix: l’autonomisation de la femme africaine à travers le développement de l’entrepreneuriat.
Ce 8 mars, nous sommes heureux de lancer le programme «Booster les Femmes Résilientes» (BFR), spécialement conçu pour les femmes entrepreneures dans nos trois pays pilotes: le Gabon, le Rwanda et le Sénégal. Ce programme vise résolument à libérer le potentiel entrepreneurial de la femme africaine.
Pour cette première édition du BFR, 100 femmes ont été sélectionnées pour leur talent et leur engagement. Elles bénéficieront d’une plateforme d’accompagnement tout au long du cycle de vie des projets: un appui au financement, une incubation durant la phase préliminaire de lancement des produits/services et enfin un coaching personnel et managérial.
En plus de la formation gratuite de six semaines délivrée à ces 100 femmes entrepreneures, nous financerons par le biais de nos partenaires, les 30 projets (10 par pays) présentant le meilleur potentiel de croissance.
Pour ce faire, nous nous sommes associés à des partenaires institutionnels de référence, banques, fonds de soutien aux PME, cabinets de conseil, organismes de gestion de premier rang.
Ensemble, nous souhaitons construire un écosystème favorable au développement des femmes entrepreneures à l’image d’autres initiatives de plus grande envergure. Nous souhaitons faire du programme «Booster les Femmes Résilientes», un programme catalytique et structurant pour l’épanouissement des femmes entrepreneures africaines.
La femme africaine représente la ressource la plus “naturelle”, la mieux répartie, la plus précieuse mais surtout la moins exploitée du continent. Aussi longtemps que les femmes seront empêchées d’atteindre leurs plus hautes potentialités, l’Afrique sera incapable de réaliser la grandeur qui pourrait être la sienne.

Le premier homme était une africaine. Certes. Si la femme africaine est à l’origine de l’humanité, je veux croire qu’elle est aussi son avenir le plus prometteur.

1 COMMENTAIRE

  1. Excellent article qui reflète la réalité mondiale sur la condition de la femme et les barrières entrepreneuriales de celle-ci.
    Bravo pour l’initiative ! C’est encourageant de voir cet élan d’espoir pour l’Afrique du 21e siècle

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here