Le gouvernement Camerounais se tourne vers la finance chinoise pour apporter les investissements attendus pour la construction du chemin de fer et des infrastructures portuaires liées à l’important projet Mbalam-Nabeba, un gisement de minerai de fer à large échelle, entre le Cameroun et le Congo.
Selon la  junior minière australienne, Sundance Resources, le Cameroun se serait engagé à chercher la totalité du financement pour la partie de la voie ferrée et des infrastructures portuaires. Yaoundé dispose de 98% d’intérêts dans les infrastructures ferroviaires et portuaires contre 2% accordé à Cam Iron S.A., filiale de Sundance. Ce schéma restera en vigueur jusqu’à la date de la première production commerciale du minerai dans le projet.
La mise en valeur du projet implique la construction d’une voie ferrée de 510 km à partir de la mine de Mbarga au Cameroun et de 70 km de voie secondaire reliant la mine de Nabeba au Congo pour le transport du minerai de fer jusqu’à la côte camerounaise. Le projet comprend également la construction d’un nouveau terminal en eau profonde pour l’exportation du minerai de fer à Lolabe, qui pourra accueillir des vraquiers d’une capacité maximale de 300 000 DWT.

Pour rappel, Sundance Ressources a porté son choix sur Mota‐Engil Africa, une société internationale des domaines d’ingénierie et de construction, maître d’ouvrage chargé de construire les infrastructures portuaires et ferroviaires d’un montant de 3,5 milliards de dollars US pour le projet Mbalam‐Nabeba.
Congo Iron SA, filiale de Sundance Resources, et Mota‐Engil Africa avaient également signé, en juin 2014, le contrat d’ingénierie, approvisionnement et construction (IAC) pour la section Nabeba‐Mbalam de 52km de voie ferrée qui sera construite au Congo pour relier la mine de Nabeba au chemin de fer camerounais.

Le projet Mbalam-Nabeba sera concrétisé, en deux phases, par l’exploitation de 35 millions de tonnes par an de mineraiS de fer à partir des gisements du Cameroun et du Congo sur une durée de 35 ans. La Phase 1 consistera à exploiter du minerai à enfournement direct pour au moins 10 ans, tandis que la Phase 2 allongera la durée de vie de l’exploitation de 15 ans supplémentaires en produisant un concentré d’itabirite hématite à haute teneur.