Le gouvernement camerounais entend mettre en œuvre, dès janvier 2027, un plan d’action triennal de restructuration de la filière locale de blé d’un montant total estimé à 30,9 milliards de FCFA (environ 53,8 millions USD). L’annonce a été faite à l’issue des travaux d’un atelier qui s’est déroulé le 24 juin 2026 à Yaoundé. Ces assises réunissaient autour du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbaïrobé, les acteurs de la filière.
Selon ces derniers, ce plan de restructuration repose sur trois axes. Notamment « la production de semences certifiées, l’accompagnement des producteurs de blé marchand et la mise en place d’infrastructures de stockage, de transformation et de commercialisation ». Pour le Minader et ses interlocuteurs du 24 juin 2026, ce nouveau plan a objectif « de créer une chaîne plus complète, de la semence jusqu’au marché, dans un pays encore très dépendant des importations pour l’approvisionnement de ses minoteries et des industries de la farine, du pain, des pâtes alimentaires et des biscuits ».
Les participants aux travaux de Yaoundé estiment que, pour sa mise en œuvre, « ce programme nécessitera l’exploitation de 4.500 hectares destinés à produire environ 9.000 tonnes de semences certifiées ». In fine, il est question de « soutenir une production commerciale estimée à 180.000 tonnes de blé sur la durée du plan qui sera exécuté dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Nord-Ouest, identifiées comme des bassins favorables à cette culture ».
Pour rappel, ce n’est pas le premier plan d’amélioration de la production du blé au Cameroun. C’est pourquoi les concepteurs du plan en gestation comptent capitaliser les acquis du Projet de production et de transformation du blé au Cameroun. Ce plan, mis en œuvre par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), coûtait à l’Etat du Cameroun 10 milliards de FCFA (environ 17,4 millions USD).

