La Banque centrale du Nigeria (CBN) a appelé les banques commerciales à tirer parti des réformes récentes pour porter les transferts mensuels de la diaspora à 1 milliard USD d’ici fin 2026, dans un contexte d’amélioration des conditions financières et de réformes économiques en cours.
Aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington, le gouverneur de la CBN Olayemi Cardoso a insisté sur la nécessité de fluidifier les canaux officiels de transferts, encore freinés par des coûts élevés et des lenteurs opérationnelles.
Pour la Banque centrale, l’enjeu dépasse la simple mobilisation de devises. Il concerne la hausse durable des envois de fonds permettrait de renforcer les réserves, de stabiliser le naira et de réduire la vulnérabilité du pays aux chocs extérieurs.
Dans le même temps, Cardoso a mis en avant les premiers effets des réformes engagées, notamment le ralentissement de l’inflation, la stabilisation du marché des changes et l’amélioration de la transmission de la politique monétaire. Des signaux qu’il interprète comme une reprise progressive de la confiance des investisseurs.
Les autorités bancaires mettent également en avant la recapitalisation du secteur bancaire, qui a mobilisé environ 4 650 milliards de nairas (3 milliards USD), avec une participation majoritairement locale mais aussi un intérêt étranger significatif. Une opération présentée comme un test de solidité du système financier nigérian.

