En Égypte, le déficit de la balance commerciale s’est creusé en décembre 2025 pour atteindre 4,9 milliards de dollars, contre 4,4 milliards de dollars un an plus tôt, soit une hausse de 12,2 %, selon les données publiées ce jeudi 12 mars par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).
Malgré cette détérioration mensuelle, les chiffres cumulés sur les 11 premiers mois de 2025 montrent une amélioration relative de la situation commerciale du pays. Le déficit commercial s’est établi à 30,35 milliards de dollars, en baisse de 12 % par rapport aux 34,42 milliards de dollars enregistrés sur la même période en 2024.
Les exportations égyptiennes ont progressé de 6,8 % en décembre 2025 pour atteindre 4,6 milliards de dollars, contre 4,3 milliards de dollars un an auparavant. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des prix ou des volumes de certaines matières premières.
Cependant, les exportations de plusieurs produits ont enregistré un recul sur la période. C’est le cas notamment des produits pétroliers (-11,2 %), des engrais (-35,5 %), des matières plastiques sous formes primaires (-19 %) ainsi que du fer, des cornières et fils métalliques (-56,5 %).
Importations en forte progression
Dans le même temps, la valeur des importations a augmenté de 9,6 %, atteignant 9,5 milliards de dollars en décembre 2025, contre 8,7 milliards de dollars au cours du même mois de l’année précédente. Cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation des achats de certains produits stratégiques, notamment le gaz naturel (+54,4 %), les produits pétroliers (+15,6 %), les matières premières en fer ou en acier (+1,5 %) et le blé (+50 %).
À l’inverse, les importations de certains produits ont diminué, notamment les voitures particulières (-26,8 %), les produits chimiques organiques et inorganiques (-18,7 %), les huiles raffinées (-4,6 %) ainsi que les fils fabriqués à partir de fibres végétales ou synthétiques (-6,8 %).
Ces évolutions reflètent les ajustements en cours dans le commerce extérieur égyptien, marqué à la fois par la volatilité des marchés des matières premières et par les efforts du pays pour réduire progressivement son déficit commercial.

