Selon un communiqué de presse rendu public le 6 mars 2026 sur son site web, le Fonds monétaire international (FMI) indique la fin d’une de ses missions au Gabon. L’institution financière internationale rapporte qu’au terme d’un séjour de 10 jours consacré à l’examen de la situation économique et financière du Gabon, la mission conduite par Aliona Cebotari a prescrit « la poursuite des réformes engagées en vue d’améliorer la gestion des finances publiques, la bonne gouvernance, le climat des affaires, la lutte contre la corruption ».
La mission du FMI s’est appesantie sur « l’importance cruciale de mener des politiques budgétaires et financières prudentes pour préserver la stabilité macroéconomique au Gabon et dans la région ».
Du côté des autorités gabonaises, l’on est confiant. Toutes estiment, au vu des « conclusions encourageantes » de la mission du FMI, rien ne s’oppose à un nouvel accord économique et financier avec l’institution de Bretton Woods d’ici le mois de mai, après trois ans de suspension. Ce programme, « une nécessité stratégique », selon le gouvernement gabonais, devrait permettre de renforcer la crédibilité du pays auprès de ses partenaires financiers. Mais aussi de soutenir la mise en œuvre du programme national de transformation économique.
La fin de la mission du FMI ne signifie cependant pas la fin des discussions avec le Gabon. La mission Cebotari indique qu’elles se poursuivront lors des réunions de Printemps de l’institution en avril 2026.
Pour rappel, le dernier accord du Gabon avec le FMI, approuvé en août 2021 dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), a été suspendu après l’échec de sa troisième revue, en raison de difficultés liées à son exécution. Les discussions ont été relancées en 2025 entre Libreville et l’institution financière. Ces échanges avaient été suspendues par la partie gabonaise. Et pour cause, le gouvernement entendait revoir les bases de la coopération, question de l’adapter davantage aux réalités économiques nationales. C’est dans cet esprit que l’ancien ministre gabonais de l’Économie, Henri-Claude Oyima, prônait l’idée d’un changement d’approche en estimant que le Gabon avait déjà conclu 17 programmes avec le FMI, sans résultats impactant sur la croissance économique du pays.

