Côte d’Ivoire : le prix du cacao fixé entre 750 et 800 FCFA pour la nouvelle campagne

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Le gouvernement ivoirien va fixer un prix d’achat du cacao bord champ autour de 750 à 800 francs CFA le kilogramme, indique une dépêche de Reuters ce mercredi, alors que la prochaine campagne 2017-2018 va officiellement démarrer dans trois jours, ce 1er octobre.

Cette légère hausse par rapport au prix actuel de 700 FCFA, qui devrait être confirmée par les autorités, contraste avec les 1 100 FCFA/kg pratiqués à l’ouverture de la dernière campagne 2016/2017. Un statut quo qui s’explique par le maintien à la baisse des cours mondiaux : ce 27 septembre, le marché international offrait 1 125 FCFA le kilogramme de fèves alors que ce niveau approchait les 2 000 FCFA/Kg en octobre 2016.
Selon l’agence, le gouvernement n’a pas tenu compte des observations du Conseil Café Cacao qui préconisait un prix variant entre 700 et 750 FCFA pour tenir compte des données du marché. Les autorités ont en effet fait le choix de veiller à limiter l’écart avec le prix pratiqué chez son voisin ghanéen moins enclin à revoir à la baisse le tarif appliqué à ses paysans, Accra, nouvel eldorado pétrolier, étant relativement moins dépendant du cacao. Cependant, l’Etat ivoirien s’expose par là au risque de devoir à nouveau abandonner en partie les taxes sur le cacao, ce qui serait un précieux manque à gagner pour son budget.
En outre, malgré la baisse des cours du cacao d’environ 40% depuis le mois de novembre dernier, l’horizon ne montre pas des signaux de reprise. La Côte d’Ivoire qui a pulvérisé le record 2 millions de tonnes de cacao produit cette année va en effet alimenter un surplus de la production mondiale au cours des 4 à 5 prochaines années, selon l’ICCO, l’organisation mondiale du cacao.
La bouée de sauvetage pourrait toutefois venir du projet de mise en place d’infrastructures de stockage des fèves, une initiative pour laquelle Abidjan et Accra, qui représentent 60% de l’offre mondiale de fèves, ont sollicité un prêt de 1,2 milliard de dollars à la Banque africaine de développement. Une option de stockage qui reste provisoire, l’enjeu restant la transformation locale du cacao.

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