Le Conseil des ministres du Rwanda a approuvé, le 8 juin 2026, le projet de Loi de finances pour l’exercice 2026/2027 à 7796,3 milliards de francs rwandais (5,3 milliards USD). Ce qui représente une hausse de 12% en glissement annuel.
Dans sa structure, ce budget sera financé à 68%, soit 5273,8 milliards de francs rwandais (environ 3,6 milliards USD) par des ressources nationales. La contribution des subventions étrangères à ce projet de loi est estimée à 7%.
Le texte approuvé par le Conseil des ministres s’appuie sur quatre piliers. Il s’agit du renforcement de la production agricole, de la stimulation de l’industrie, de l’accélération de la création d’emplois et du maintien de la stabilité macroéconomique. D’autres détails de ce projet de loi devaient être dévoilés lors du Budget Day le 11 juin 2026, conformément au calendrier de la Communauté d’Afrique de l’Est.
L’adoption de ce texte intervient dans un contexte de bonnes performances économiques. En effet, en 2025, le Rwanda a enregistré une croissance de 9,4%. Largement au-dessus des 7% prévus par le gouvernement. De sources officielles, « cette performance a été réalisée grâce aux secteurs de l’industrie, des services et de l’agriculture ».
Pour autant, Fitch Ratings émet des réserves sur la stabilité économique du pays. Cette agence de notation financière s’appuie sur « le niveau de la dette publique du Rwanda estimé à 79% du Produit intérieur brut (PIB) en 2027, contre 75% en 2025 ».
À long terme, le Rwanda entend devenir « un pays à revenu intermédiaire d’ici 2035, puis un pays à revenu élevé à l’horizon 2050 ». Pour 2026, Fitch Ratings prévoit une croissance supérieure à 7%, malgré des risques liés notamment à d’éventuels retards dans le décaissement des financements officiels et à des chocs climatiques ou sanitaires.

