Selon la BEAC, la dévaluation du Franc CFA n’est pas à l’ordre du jour

0

 

En conférence de presse mardi 11 juillet à Youndé, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), a indiqué que les rumeurs portant sur la dévaluation du Franc CFA de la zone « sont sans aucun fondement ». Et de donner quelques chiffres pour convaincre, des comparaisons pour tenter de rassurer.

Selon Abbas Mahamat Tolli, plusieurs indicateurs dits « positifs » sont rassurants : « le taux de couverture de la monnaie serait largement supérieur, se stabilisant autour de 60% en 2017, contre 14,8% en 1993, témoignant d’un coussin de réserves officielles encore confortable de près de 2.800 milliards de F CFA en 2017 (ce qui représente au moins  2 mois d’importation), contre 165 milliards en 1993 ».

En moyenne, le taux de couverture extérieure est de 80,9% sur la période 2013-2016 avec une prévision de 60,4% sur la période 2017-2020. Bien mieux que les 21,9% enregistrés sur la période 1990-1993. D’ailleurs, le  compte d’opération de la BEAC auprès du  Trésor  français  serait excédentaire de 2.600 milliards de  F CFA, alors qu’il était déficitaire de 78,6  milliards il y a plus de 20 ans, selon les arguments avancés par l’ancien ministre des finances du Tchad.

Par ailleurs, ajoute-t-il, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) enregistre un taux de croissance économique en hausse d’environ 0,8%, alors qu’il a connu une  baisse de 0,3% à la veille de la dévaluation. « Le déficit budgétaire, base engagements hors dons, s’établirait à 3,5% en 2017, contre 9,7% du PIB en 1993 », a indiqué M. Tolli. Et de s’en réjouir, même s’il reconnait une conjoncture économique et financière « difficile » de la zone touchée par la baisse du prix du baril de pétrole.

Autant d’indicateurs couronnés par un taux d’investissement de l’ordre de 23,5% du PIB (contre 18,8% avant la dévaluation), et une inflation prévue pour se situer à 1,6% en 2017, bien inférieur à la norme communautaire, et bien loin de la chute de 0,4% en 1993. De quoi faire conclure le gouverneur : « aucun facteur objectif ne plaide aujourd’hui en faveur d’un ajustement monétaire dans la Cemac ».

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here