Au Zimbabwe, les retraits bancaires plafonnés à 50 dollars par jour

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Ce n’est pas un fait nouveau au pays de Robert Mugabe. Mais la pénurie de liquidité devient de plus en plus inquiétante, jusqu’au point de faire tourner au ralenti, une économie toute entière, avec une baisse de moitié du taux de croissance estimée à 0,5% en 2016 par les services nationaux, contre 1,1% en 2015. Plus particulièrement, le secteur de la finance reste touché, les banques n’autorisant qu’un retrait maximal de 50 dollars par jour, contre 1.000 dollars il y a un an. Et les dépôts en pâtissent.

Cette situation  s’explique par une croissance des activités informelles, un niveau élevé de l’endettement public, une insuffisance des recettes budgétaires, des déséquilibres extérieurs et une fuite des capitaux. On évoque également une baisse des entrées de capitaux et des recettes d’exportation, le tout couronné par un niveau élevé du déficit budgétaire.

Ce dernier est estimé à 1,042 milliards de dollars (soit 7,3 % du PIB) du fait d’une insuffisance des recettes publiques. Quant aux exportations, elles ont reculé d’environ 7%, passant de 3,6 milliards de dollars en 2015, à environ 3,4 milliards en 2016

Mais pour remédier au phénomène qui agace plus d‘un, Harare va émettre en novembre 2016, des obligations alignées à la parité sur le dollar américain. «  Si leur introduction a tout d’abord suscité une certaine appréhension, elles sont maintenant largement acceptées comme moyen d’échange », note la Banque africaine de développement (BAD).

 

 

Par Nephthali Messanh Ledy

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