Malmenée par le Brexit, la City tisse une toile d’araignée sur l’Afrique

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En date du 26 mai 2017, la London Stock Exchange a entériné un memorandum of understanding avec le ministère kenyan de l’Energie et du pétrole.  L’accord signé par Charles Keter, secrétaire général du ministère kenyan et Nikhil Rathi, CEO de la Bourse britannique,  permet la double cotation à Nairobi et à Londres  des actifs du secteur Energie.  L’accord facilite aussi le moyen pour les entreprises kenyanes du secteur de mobiliser de l’argent en capital et en dettes sur la place financière londonienne.

La volonté de rapprochement de la City avec l’Afrique se poursuit donc avec l’objectif pour les autorités britanniques de conserver une attractivité entamée par le Brexit. En avril 2017, Londres a aussi renouvelé son contrat avec la Bourse du Nigeria,  y introduisant la possibilité d’une double cotation entre la Nigeria Stock Exchange (NSE)  et son homologue de la London Stock Exchange (LSE). Un accord technique a été entériné avec la Bourse de Casablanca depuis 2014.  En tout, 12 places financières africaines utilisent la plateforme technique de la Bourse de Londres mise à disposition à travers des partenariats.

Le tableau de bord de cette offensive tout azimut figure dans le rapport “Companies to inspire Africa”, regroupant des centaines d’entreprises du secteur privé répertoriées sur tout le continent et  sensées incarner le dynamisme du continent.

Pour rappel, quelque 106 entreprises africaines sont cotées sur la place britannique comme le rappelle Nikhil Rathi, CEO de la LSE.  L’influence britannique n’est donc pas prête de s’estomper pour le continent puisqu’une dizaine d’ obligations souveraines sont cotées à Londres.

 

 

 

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