L’Etat burkinabè perd chaque année entre 8 et 12 milliards de francs CFA selon une étude publiée par l’Institut Free Afrik (un Think tank local). Un rapport qui traduit bien les difficultés rencontrées ces dernières année par l’unique raffinerie du pays : la SN Sosuco, filiale du groupe IPS West Africa, a du mal à placer une production estimée à 30 mille tonnes, soit 25% des besoins nationaux, sur le marché locale.

L’étude pointe du doigt la mauvaise gouvernance du secteur. En particulier, la gestion des « Autorisations spéciales d’importation » (ASI), régulièrement délivrées par le gouvernement pour combler le déficit de l’offre et qui feraient l’objet de fraude. Depuis le début de l’année, six ASI ont successivement été accordés pour importer officiellement 13 mille tonnes de sucres.

Une situation à laquelle le gouvernement est bien déterminé à s’attaquer. Aussi, a-t-il-décidé de l’annulation de certaines ASI et de renforcer les contrôles aux frontières. En outre, les importateurs agrée de sucre sont appelé au stricte respect du protocole d’accord d’enlèvement de sucre local qui les enjoint à acheter et à distribuer la production de la SN Sosuco.

Au-delà du Burkina Faso, l’industrie sucrière de la sous-région ouest africaine est confrontée à la concurrence du sucre importé, provenant pour l’essentiel du Brésil, réputé plus compétitif.