Le ministère de l’Investissement et du Commerce extérieur a lancé, mercredi 22 avril, une campagne de promotion de trois mois consacrée aux zones d’investissement, régies par la loi n° 72 de 2017. Cette initiative vise à mieux faire connaître ce cadre stratégique aux milieux d’affaires, afin d’attirer les capitaux nationaux et étrangers. Le dispositif s’appuie sur des pôles industriels et de services intégrés, dotés d’infrastructures avancées et d’un environnement réglementaire flexible, destiné à accélérer l’implantation des projets.
Selon les indicateurs de performance publiés par le ministère, 12 zones d’investissement sont réparties sur des sites stratégiques à l’échelle nationale. Ces espaces ont attiré des investissements globaux d’environ 1,39 milliard de dollars, soit 66,3 milliards de livres égyptiennes, avec un taux d’occupation de 90 %. D’après le ministère, ces résultats traduisent la confiance des investisseurs dans ce modèle, qui constitue, aux côtés des zones franches et technologiques, l’un des piliers de l’écosystème économique égyptien.
Emploi, développement local et compétitivité
Sur les plans social et opérationnel, l’activité de ces zones a généré plus de 77 500 emplois directs et indirects, soutenant ainsi les objectifs gouvernementaux de réduction du chômage. Selon le ministère, la campagne de sensibilisation met également en avant le rôle de ces zones dans l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre et dans la création de communautés de production intégrées. Ce mécanisme est présenté comme un levier de développement local, favorisant une meilleure répartition géographique des capacités de production dans les différents gouvernorats.
À l’échelle macroéconomique, ces zones d’investissement contribuent au renforcement des exportations et de la compétitivité de l’économie nationale. En rationalisant les procédures administratives, l’État égyptien s’appuie sur elles pour structurer l’offre industrielle et accroître les investissements à long terme. Le programme vise ainsi à maximiser les retombées durables tout en répondant aux contraintes de capacité des producteurs de biens et de services sur le marché égyptien.

