Les têtes d’affiche attendues Brazzaville
À quatre jours de l’ouverture des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement, Brazzaville se prépare à accueillir un impressionnant casting de décideurs financiers, ministres, banquiers, diplomates et patrons d’institutions internationales. Tour d’horizon des personnalités les plus attendues.
- Sidi Ould Tah — Président du Groupe de la BAD et ancien directeur général de la BADEA. Il effectuera à Brazzaville sa première grande séquence politique continentale depuis son élection.
- Souleymane Diarrassouba — Ministre ivoirien chargé du Commerce et de l’Industrie, figure centrale de la stratégie d’industrialisation et de transformation locale portée par Abidjan.
- Seedy K.M Keita — Grand argentier gambien et gouverneur auprès de la BAD pour la Gambie.
- Ludovic Ngatsé — Ministre congolais de l’Économie et président du Conseil des gouverneurs de la BAD pour le Congo.
- Ndaba Nkosinathi Gaolathe — Vice-président du Botswana et ministre des Finances, considéré comme l’une des nouvelles voix africaines de la discipline budgétaire.
- Ndoba Hervé — Ministre centrafricain des Finances et du Budget et gouverneur suppléant auprès de la BAD.
- Baroness Chapman — Membre du gouvernement britannique en charge du Développement international et des affaires africaines.
- Ryadh M. Alkhareif — Responsable des affaires internationales au ministère saoudien des Finances.
- Boitumelo Mosako — Directeur général de la banque publique sud-africaine DBSA.
- Bärbel Kofler — Responsable allemande des questions de coopération économique et de développement.
- George Agyekum Donkor — Président de la banque régionale de développement de la CEDEAO (EBID).
- Federica Diamanti — Responsable des relations extérieures du Fonds international de développement agricole.
- Nobumitsu Hayashi — Gouverneur de l’institution japonaise de financement international JBIC.
- Anna Bjerde — Numéro deux opérationnelle du Groupe Banque mondiale.
- Hassatou Diop N’Sele — Directrice financière du Groupe de la Banque africaine de développement.
- Jacques Edjangué — Responsable des ressources humaines et du capital humain au sein de la BAD.
- Kevin K. Kariuki — Responsable des programmes énergie, climat et transition verte de la BAD.
- Pushpam Kumar — Économiste en chef environnemental du PNUE.
- Sangheon Lee — Économiste en chef de l’OIT.
- Solomon Quaynor — Responsable des activités secteur privé et infrastructures de la BAD.
- Ahunna Eziakonwa — Directrice du bureau Afrique du Programme des Nations unies pour le développement.
- Andrew McDowell — Responsable des opérations internationales de la Banque européenne d’investissement.
- Claver Gatete — Patron de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.
- Diene Keita — Haute responsable onusienne en charge des questions de population et de santé reproductive.
- Joy Kategekwa — Responsable des questions d’intégration régionale au sein de la BAD.
- Emmi Oikari — Responsable finlandaise du financement du développement et des partenariats privés.
- Felix Bikpo — Président du fonds panafricain de garantie AGF.
- Elsebeth Søndergaard Krone — Diplomate danoise en charge des politiques de développement.
- Solomon Mugera — Responsable de la communication institutionnelle du Groupe BAD.
- Valérie Liechti — Diplomate impliquée dans les dossiers de finance durable et de coopération.
- Obaid Amrane — Acteur reconnu du financement énergétique et des infrastructures africaines.
- Patrice Cochelin — Expert des questions de gouvernance et de notation souveraine.
- Paulo Gomes — Banquier d’affaires et conseiller stratégique spécialisé sur l’Afrique.
- Gunnar Köhlin — Chercheur spécialisé dans les politiques environnementales et climatiques.
- Rachel Kyte — Diplomate britannique de premier plan sur les questions climatiques.
- Shanti Bobin — Responsable française des affaires multilatérales, du développement et du commerce.
- Tapera Jeffrey Muzira — Coordinateur des initiatives emploi-jeunes de la BAD.
- Thierno-Habib Hann — Patron de l’institution panafricaine dédiée au financement du logement.
- Zézé Stanislas — Fondateur et président de l’agence africaine de notation Bloomfield.
- Ben Aziz Konaté — Représentant du patronat jeune ivoirien.
- Wiisichong Bening Ahmed — Responsable de l’organisation continentale des mouvements de jeunesse africains.
- Denise Epoté — Figure historique des médias panafricains francophones.
- Kalidou Gadio — Consultant et acteur du secteur des médias africains.
Le pays hôte entend également profiter des Assemblées pour envoyer un signal aux marchés internationaux. La République du Congo signe en effet un retour remarqué sur les marchés internationaux de capitaux. Brazzaville a annoncé, le 20 mai 2026, le succès d’une émission obligataire internationale de 850 millions de dollars à échéance 2036, assortie d’un coupon de 9,5 %, dans une opération qui confirme le repositionnement du pays parmi les signatures souveraines les plus suivies d’Afrique centrale. L’opération, réalisée sous le régime Regulation S et cotée sur le marché principal de la Bourse de Londres, aurait suscité un fort engouement des investisseurs internationaux. Le carnet d’ordres aurait dépassé 1,6 milliard de dollars, porté par près de 80 investisseurs, permettant un resserrement significatif lors du processus de pricing. Cette émission s’inscrit dans une stratégie de gestion active de la dette publique et intervient dans un contexte où Brazzaville cherche à améliorer sa visibilité financière internationale à l’approche des Assemblées annuelles de la BAD.
Le ministre congolais de l’Économie et du Plan, Ludovic Ngatsé, estime que les Assemblées annuelles 2026 de la BAD constituent une vitrine stratégique pour attirer investisseurs et partenaires financiers à Brazzaville. Il a défendu la nécessité pour l’Afrique de mieux mobiliser ses ressources internes et son épargne afin de financer ses infrastructures et son développement, dans un contexte mondial marqué par le recul de l’aide internationale. Le Congo, qui accueillera les assises du 25 au 29 mai, veut également accélérer ses réformes économiques, renforcer la mobilisation fiscale et promouvoir des projets structurants dans les transports, l’énergie, les mines et l’agriculture.
1 430 milliards de dollars
Selon les Perspectives économiques en Afrique 2025 de la BAD, l’Afrique pourrait mobiliser près de 1 430 milliards de dollars de ressources nationales grâce à des réformes ciblées. La Banque estime que la réduction des fuites de capitaux, l’amélioration de la gouvernance économique et une meilleure orientation de l’épargne africaine vers l’investissement productif permettraient au continent de renforcer significativement son autonomie financière.
Pour rappel, la 61e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 52e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement se tiendront au Centre international de conférence de Kintélé, au Congo, du 25 au 29 mai 2026.
En route vers Brazzaville (Kiosque)
Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement
À Brazzaville, l’Afrique veut reprendre la main

