Assurance :Journal de la FANAF à Kigali (2)

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L’invité surprise

L’ouverture de la 42 ème assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurance de droit national africain (FANAF), lundi 12 février, a été marquée par la présence du président Paul Kagamé. Tout juste désigné par ses pairs pour présider aux destinées de l’Union Africaine, le président rwandais a salué le rôle joué par la fédération dans l’intégration africaine.

A noter que Kigali abritera le lancement en mars prochain de la zone africaine de libre-échange.

-Assurance : un prix minimum de la vie humaine

«Je propose un prix minimum de la vie humaine», lance François-Xavier Albouy, économiste et fondateur de la revue « Risques », à l’ouverture du panel consacré à la «disruption du secteur». La proposition, si elle a le don de choquer (la vie humaine n’a pas de prix), est confortée par la vérité des chiffres : «on n’assure que ce qui a de la valeur, ce qui exclue 80% des personnes». En adhérant au principe du prix minimum, l’on pourrait garantir à toute personne un accès aux soins, à l’éducation et à la retraite avance M.Alboury, s’appuyant sur le principe du marché carbone.

-Le Netflix de l’assurance devrait venir du secteur

Autre intervenant qui aura marqué le débat, Victor Ndiaye, président de Performance Group. «La technologie ouvre de nouvelles brèches. Les canaux de distribution changent . La dématérialisation de la gestion des risques est en cours». Aussi, prévient M.Ndiaye, il faudrait que les assureurs africains anticipent au risque de voir les opérateurs globaux (Google, Amazone) venir occuper le terrain.. Le Netflix de l’assurance doit venir du secteur et non des plateformes .

Conférence FANAF-CIMA

Programmée dans l’après-midi, après le traditionnel déjeuner offert par la Cica-Ré, la conférence FANAF-CIMA s’est appesantie sur les contrats d’assurance vie en déshérence. Véritable enjeux, ces montants qui représentent 26 milliards de FCFA sur le seul marché ivoirien, vont être confiés aux Caisses de Dépôt et de Consignation. Reste à en clarifier les modalités.

Capital minimum des compagnies d’assurance

A une année de l’échéance intermédiaire de 2019, seules quelques compagnies sont conformes au capital minimum, sensé évoluer de 1 à 3 milliards d’ici là puis à cinq milliards en 2021. Le choix du régulateur d’exclure l’incorporation des réserves dans ce processus ne fait pas, loin s’en faut , l’unanimité au sein de la profession. Nous y reviendrons.

 

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