Bâle 3: l’Afrique consentante, la France récalcitrante 

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L’inquiétude des banques françaises a été relayée fin mai par le gouverneur de la Banque de France, qui a dit que la France s’opposerait à un accord qui ne prendrait pas assez en compte les méthodes de calculs des risques utilisées par les banques françaises.

Ces dernières utilisent traditionnellement des modèles dits “internes” et estiment qu’une généralisation de la méthode dite “standard”, largement pratiquée aux Etats-Unis, leur serait défavorable, notamment pour les crédits immobiliers.

La question d’un plancher minimum de capitaux immobilisés en fonction du degré de risque de certains crédits pose un problème de principe.

“On ne veut pas de ‘floor’ (plancher)”, insiste Marie-Anne Barbat-Layani, pour qui les banques européennes, qui craignent de devoir à nouveau lever des milliards d’euros de fonds propres pour faire face à ces nouvelles exigences, seraient désavantagées par rapport aux grands établissements américains. 

La proposition sur la table, qui fixerait le niveau minimum de fonds propres requis à 75% du montant calculé selon la méthode standard, est jugé inacceptable en l’état.

Alors que l’échéance du 1er janvier 18, date d’entrée en vigueur des nouvelles règles de Bâle dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine, mobilise les états-majors, voilà que les banques françaises sonnent le tocsin et annoncent la charge. Les nouvelles règles prudentielles internationales sont inacceptables dans l’Etat, a estimé Marie-Anne Barbat-Layani,  directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF). Cette critique intervient en prélude d’une réunion décisive du comité de Bâle qui doit  se tenir en Suède les 14 et 15 juin.

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