La Sifca dégringole de A- à BBB+ avec perspective négative

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 En date du 27 décembre 2016, WARA abaisse d’un cran la notation du Groupe SIFCA, premier employeur privé de Côte d’Ivoire, à BBB+. La perspective demeure « négative ».

 

West Africa Rating Agency (WARA) abaisse aujourd’hui la notation du Groupe SIFCA d’un cran. Sur l’échelle régionale de WARA, la notation de long terme de SIFCA passe de «A-» à «BBB+», toujours en grade d’investissement, et sa notation de court terme passe de « w-3 » à « w-4 ». Cet abaissement de note reflète: i) la forte baisse des cours du caoutchouc naturel et de l’huile de palme; ii) la dégradation de la performance financière de SIFCA en raison des défis que connait le Groupe ; iii) notamment au niveau de la filière oléagineuse où la concurrence s’intensifie et où des insuffisances opérationnelles ont considérablement affaibli sa rentabilité en 2015; et iv) le fait que les perspectives de développement du Groupe à moyen terme ne devrait pas lui permettre d’échapper à la volatilité du cours des matière premières. La perspective attachée à ces notations reste négative.


Commentaires de la rédaction Financial Afrik

 

La Sifca accuse la conjoncture. La plus grande entreprise agroalimentaire de l’Afrique de l’Ouest a vu sa notation réalisée par l’agence Wara ramenée de A- à BBB+ avec perspective négative. Le groupe ivoirien conserve encore son investment grade et peut émettre de la dette  sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA) sans garantie.   Cette baisse traduit le poids de la conjoncture dans les comptes de l’entreprise.

Après avoir restructuré et investi énormément, ce qui génère beaucoup de Capex et de dettes, la Sifca se trouve confrontée à une chute généralisée des cours de matières premières fixés depuis Amsterdam, Genève et Singapour. En attendant, les fruits des investissements consentis, la société  peut se targuer d’avoir anticipé les tendances en diversifiant ses activités, notamment dans l’énergie avec l’exploitation de la biomasse générée par ses activités agro-industrielles.  Dans ce cadre, le  choix du géant EDF chargé d’accompagner le groupe dans le développement d’une niche contracyclique sensée stabiliser les revenus est gagnant mais à long terme.

 

 

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