L’Algérie face à l’aléa pétrole

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Par Youcef Maallemi, Alger

A l’instar des autres pays exportateurs de pétrole, l’Algérie subit les méfaits de la baisse des cours  dans sa balance des paiements et ses finances publiques. Les  exportations d’hydrocarbures se sont établies à 46,87 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année 2014 en stabilité nette par rapport au niveau atteint au cours de la même période de 2013 (46,87 milliards de dollars).
Selon la note de la Banque d’Algérie (BA), «le déficit global de la balance des paiements extérieurs s’est creusé au troisième trimestre 2014 sous l’effet du choc externe et du déficit du compte capital».  En conséquence, les réserves officielles de change (or non compris) se sont contractées à 185,273 milliards de dollars à fin septembre 2014, après une stabilisation au premier semestre (193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 contre 194,012 milliards de dollars à fin décembre 2013) ».

Cette stabilisation des recettes d’exportations d’hydrocarbures s’est conjuguée à celles engrangées en dehors des hydrocarbures, évaluées à 1,13 milliard de dollars. Ce qui porte le montant global des exportations  à 48 milliards de dollars au cours de la période sous revue, en légère progression en comparaison à l’année 2013.

Parallèlement, les importations de biens ont poursuivi leur progression à 44,92 milliards de dollars au titre des neuf premiers mois de 2014 contre 41,7 milliards de dollars au cours de la même période de l’année précédente.

Conséquence : l’emballement des importations de biens en situation de choc externe s’est traduit par une contraction de l’excédent commercial de la balance des paiements au cours de la période de calcul, à 3,08 milliards de dollars. Ce dernier est passé de 5,98 milliards de dollars au cours des neufs premiers mois de 2013 à 3,08 milliards de dollars au cours de la même période de 2014.
Le volet des finances publiques

Ce volet, global des comptes du Trésor (compte courant, Fonds de régulation des recettes) est évalué à 4886,1 milliards de DA à fin septembre 2014 contre 5235,6 milliards de DA à fin juin 2014 (il était de l’ordre de 5643,2 milliards de DA à fin 2013). Par rapport à décembre 2013, la capacité de financement du Trésor s’est contractée de 757,10 milliards de DA au cours des neuf premiers mois de l’année en cours, sous l’effet du profil haussier des décaissements au titre des dépenses budgétaires notamment d’équipement en contexte de baisse des recettes de la fiscalité pétrolière encaissée.