Algérie: 1er sommet Nord-Africain du pétrole et du gaz

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 Par Youcef MAALLEMI – Alger

Sous le  parrainage du groupe Sonatrach,  l’Algérie abrite  les  7, 8 et 9 décembre le premier  sommet Nord-Africain du pétrole et du gaz.  Cet événement regroupera plus de 450 stratégistes et techniciens de la région Afrique du Nord de différentes sociétés nationales, internationales de pétrole et de gaz, ainsi que les investisseurs, les fournisseurs de services, les banques et les cabinets d’avocats.

Dans son discours d’ouverture du sommet, le Président Directeur Général par intérim de la Sonatrach, Saïd Sahnoun,  détaille les principaux axes du plan de développement de Sonatrach sur la période 2015-2019, sa  place dans l’économie algérienne et son développement fulgurant depuis sa création, en décembre 1963, il y a de cela plus de 50 ans.

 Sur le plan international, la compagnie s’est développée avec des opérations commerciales notamment en Europe et en Asie, et des opérations dans l’amont pétrolier et gazier au Pérou, au Niger, au Mali, en Mauritanie, en Tunisie et en Libye. Selon le même responsable, « Ce positionnement en tant que leader énergétique régional et acteur notable sur la scène mondiale se reflète dans nos résultats financiers et opérationnels, avec un chiffre d’affaires de près de 70 milliards de dollars en 2013 et un niveau de production primaire qui avoisine les 200 Millions TEP » a-t-il insisté.

Cette première édition abordera en outre les questions relatives au succès de la coopération fructueuse Nord-Sud, la création de richesse pour les communautés locales, et évoquera certainement la situation sécuritaire en Lybie, son impact sur l’industrie en Afrique du Nord et le rôle que peut jouer l’Algérie en tant que leader géopolitique dans l’apaisement de cette situation.

Selon le pdg/PI,  les objectifs stratégiques en matière des Ressources Humaines arrêtés pour le PMT 2015-2019 visent en premier lieu; la maîtrise de l’évolution des effectifs par l’orientation de l’évolution des effectifs sur les fonctions cœurs de métier;  l’alignement des actions de formation sur la stratégie de l’entreprise par l’identification des besoins prioritaires en matière de développement des compétences de l’employabilité des ressources humaines en place et de l’accompagnement des nouvelles recrues; le développement des compétences managériales notamment, celles liées à la gestion des projets de développement pour améliorer nos  capacités de  réalisation et assurer l’atteinte des objectifs ; le maintien des actions de Formation/Recrutement d’ingénieurs et de Techniciens supérieurs spécialisés dédiées aux fonctions cœurs de métier afin de disposer de ressources qualifiées répondant aux standards de l’industrie des hydrocarbures et le développement du partenariat avec les écoles et les universités.

D’après le Pdg/ PI de la Sonatrach, «Les résultats, considérés très encourageants, ont permis d’envisager rapidement le passage à la phase pilote dans la perspective de mettre ce potentiel en production, à partir de 2022, avec une capacité de production d’environ 30 Milliards m3vers 2025/2027comme première phase». a-t-il précisé.

 

Les objectifs de la Sonatrach

Parmi les objectifs cités par le président directeur général / PI de la Sonatrach, l’expansion de la base de réserve à travers la politique contenue de l’intensification de l’effort de recherche et d’exploration du domaine minier algérien  qui demeure encore sous exploré, et dont 6% se trouvent en offshore. Les montants réservés à ces activités représentent environ 18%du montant global sur la période 2015-2019.

Un programme physique intense d’exploration est prévu durant cette période et comprendra une moyenne de plus de 10 000km/an de sismique 2D, et plus de 26000 Km2/an de sismique 3D avec un programme de forage de 125 puits/an (puits terminés) en moyenne. La majeure partie de ce programme prévisionnel, soit plus de 88%, sera prise en charge par Sonatrach en effort propre. Les résultats de ces efforts d’exploration, marqués en 2013 par un niveau jamais atteints en matière de sismique 3D (plus que 17000 Km2) et de forage (93 puits d’exploration forés dont 85 terminés), sont plus que probants, avec la réalisation de 112 nouvelles découvertes durant la période 2010-2013, permettant à Sonatrach d’augmenter sa base de réserve de 5% par rapport à l’année 2010.

Le deuxième objectif sera le développement de gisements en vue d’augmenter le niveau de production à plus de 225 Millions TEP à l’horizon 2019 dont plus de 60% est constituée du Gaz Naturel. Un montant d’environ 48 milliards USD du montant global investi sera consacré au développement des gisements. Le développement des gisements gaziers représente un montant de plus de 28 milliards USD sur la période 2015-2019. Le programme de développement concerne aussi bien des régions du Sud-Est que les régions du Sud-Ouest.

Pour les gisements matures, il est possible de citer les gisements gaziers de Tinhert, satellites MLSE, périphérie GT en effort propre et les Gisements Sud d’In Salah, Bourarhat Nord, Erg Issaouane, Tisselit Nord et Isarene en partenariat. Sonatrach a également consenti des efforts importants pour le développement de la région gazière non mature du Sud-Ouest algérien, avec un programme global de développement accompagné par la réalisation du nouveau gazoduc GR5 et ses extensions dédiées à l’évacuation de la future production de ces gisements.Nous pouvons citer pour cette région les gisements d’Ahnet, Akabli, Tidikelt, Hassi Mouina et Hassi Bahamou, en effort propre, et les gisements de Timimoun, Touat, Reggane Nord, en partenariat, qui seront mis en production durant les cinq prochaines années (35 BCM/an en 2019).

Le troisième objectif sera d’accompagner le développement de la production par l’extension des capacités de transport par canalisation en vue d’accroitre les capacités de transport de 57 Millions TEP/an. Environ 7,5 Milliards USD seront consacrés au développement du réseau de transport par canalisation, dont près de 5 Milliards concernent les projets de gazoducs à l’instar du projet GR4 pour l’évacuationdu gaz qui sera produit par les gisements de la région du Sud-Ouest. Aussi, Sonatrach continue à renforcer ses capacités d’exportation du Gaz Naturel, en plus des trois gazoducs transcontinentaux (GPDF, Medgaz et Enrico Mattei) et des unités de liquéfaction existantes, en réalisant deux méga trains totalisant une capacité de plus de 20 Millions de m3 par an avec un investissement de l’ordre de 8 milliards US$. Les infrastructures développées par Sonatrach lui permettent de disposer d’un  portefeuille d’exportations GN/GNL très flexible, ce qui lui offre la possibilité, si nécessaire, de moduler son mode de fournitures en jouant de cette flexibilité pour conforter la sécurité d’approvisionnement de ses clients. Le quatrième objectif est la valorisation de nos ressources en hydrocarbures à travers un vaste programme d’investissement dans la pétrochimie et le raffinage. Un programme d’augmentation des capacités de raffinage de près 15 millions de tonnes par an est lancé pour un montant de 10 milliards USD dans une première phase. Pour la pétrochimie dont l’option de partenariat avec des compagnies de rang mondial et avec concours au financement externe ont été privilégiés, un plan de développement d’environ de 10 milliards USD est également prévu dans une première phase.

Exploitation du gaz de schiste algérien à partir de 2022

Selon le pdg de la Sonatrach, l’exploitation commerciale du gaz de schiste algérien est prévue pour l’année 2022 avec une production avoisinant les 20 milliards de m3, « Nous comptons entamer la phase-pilote de l’exploitation des ressources non conventionnelles en 2019 avec la perspective de mettre ce potentiel en production à partir de 2022 », a déclaré M. Sahnoun lors de son discours d’ouverture. «La compagnie publique Sonatrach prévoit également le renforcement de ses capacités de production de gaz de schiste grâce à l’intensification des investissements dans ce domaine pour atteindre les 30 milliards de m3 à l’horizon 2025-2027 » ajoute le responsable.

Selon M. Sahnoun, des efforts soutenus ont été consacrés ces dernières années pour évaluer le potentiel en hydrocarbures non conventionnels, à travers particulièrement la coopération avec des compagnies internationales spécialisées dans ce domaine. Les ressources techniquement récupérables en matière de gaz de schiste sont estimées à près de 700 Tcf (1Tcf=1 trillion de pieds cubes), a-t-il noté. Durant ces trois jours,  des tables rondes sont au programme pour permettre à tous les principaux acteurs de l’industrie pétrolière de se rencontrer pour discuter de l’offre et des opportunités d’investissement. La réunion est parrainée par le géant énergétique algérien Sonatrach. Signalons, un grand nombre de compagnies ont répondu présentes à l’image entre autres de Shell, Total, Repsol, eni, Anadarko, EGAS, DANAGAS Egypt, NOC Libya, ETAP, Schlumberger, Baker Hughes, Siemens, Halliburton, Foster Wheller, SamirRefinery, Midor, Abu Dhabi OilRefiningcompany, International Finance Corporation, Axens, KBR.

 

 

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