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Sid ́Ahmed Ould Rais, gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie

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« Nous tablons sur une croissance de 6,8% en 2014 »

Depuis 2008, la Banque centrale de Mauritanie a entrepris une série de réformes allant du rétablissement des équilibres macroéconomiques à une gestion flexible du taux de change, en passant par la diminution du recours de l’Etat aux bons de Trésor, à l’origine de la baisse des taux d’intérêt. Le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, Sid’Ahmed Rais explique le sens de ces réformes. Interview

 

 

La Mauritanie a enregistré une forte croissance économique en 2013. Quelles sont les perspectives en 2014?

Je dois d’abord souligner la résilience de l’économie mauritanienne par rapport à un contexte international difficile. En dépit du ralentissement de la croissance mondiale et de la volatilité des prix énergétiques et alimentaires, notre pays a maintenu un rythme de croissance élevé. Nous sommes ainsi passés d’une hausse de 6,9% du PIB en 2012 à 6,7% en 2013. Cette tendance est portée par tous les secteurs de l’économie. Hors industrie extractive, la croissance est de 5,5%. S’agissant des prévisions pour 2014, nous tablons sur un objectif de 6,8%. Les tendances observées au premier trimestre montrent que cet objectif est réalisable.

 

Cette croissance est-elle soutenable à moyen et long terme?

Sur le court et moyen terme, les perspectives incitent à l’optimisme en dépit du rythme ralenti de la croissance mondiale. Vu le cadre macroéconomique solide, les efforts en investissements de l’Etat dans les infrastructures et l’afflux des IDE, la croissance projetée en 2014 devrait être du même ordre de grandeur que celles enregistrées au cours des trois dernières années. La demande devra être nourrie par le dynamisme des secteurs public et privé et les bonnes perspectives du secteur extérieur. Quant à l’offre, elle sera soutenue par les activités extractives, les industries manufacturière, le BTP, l’agriculture et les services.

 

Par le passé, l’inflation était élevée. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Sur l’année 2013, nous avons enregistré de bonnes performances au niveau de la stabilité des prix, de la bonne tenue.  Vu le cadre macroéconomique solide, les efforts en investissements de l’Etat dans les infrastructures et l’afflux des IDE, la croissance projetée en 2014 devrait être du même ordre de grandeur que celles enregistrées au cours des trois dernières années.  Globalement, l’inflation a été contenue à 4% en glissement annuel et 4,1% en moyenne annuelle. C’est le résultat de la bonne tenue des comptes publics, d’une politique monétaire prudente ainsi que des effets modérateurs des prix administrés pour certains pro- duits de première nécessité en faveur des populations les plus vulnérables.. Nous devrons maintenir l’inflation en deçà des 5% à la fin 2014.

 

Cette forte croissance du PIB se traduit -elle par une forte croissance des recettes publiques ?

 

Effectivement. En 2013, les recettes de l’Etat hors dons et pétrole ont enregistré un niveau annuel de 390 milliards d’ouguiyas, en augmentation de 4,6% par rapport à 2013. Ces performances résultent d’un effort considérable de recouvrement d’impôts et d’une maîtrise des dépenses publiques. Celles- ci ont été orientées vers le soutien à l’investissement et les efforts du gouvernement en faveur des populations. En pourcentage du PIB hors pétrole, le solde budgétaire de base a enregistré en conséquence un excédent de 1.2% du PIB.

 

Les balances commerciales  des pays Africains sont souvent défici- taires. Quid de la Mauritanie?

 

Si l’on s’en tient à l’année 2013, l’on remarque d’une part une baisse des prix internationaux à l’export et d’autre part un ralentissement de la demande extérieure. En dépit de cette donne à priori défavorable, les exportations mauritaniennes ont affiché une évolution relativement stable …

 

Retrouver l’intégralité de cette interview dans Financial Afrik n°7 en kiosque en ce moment. Disponible aussi par téléchargement électronique  ici

 

 

 

 

Rédactionhttp://financialafrik.com
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