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Le groupe Addoha s’est fait attribué un bail de 40 ans sur 10 000 hectares de terre dans les communes de Dodel et de Demette. Il s’agit des terres du Fouta Toro (Nord du Sénégal) que le colon français avait laissé sous la gestion du droit coutumier.

La transaction s’est faite au prix de 2 milliards de FCFA. Selon le quotidien Sénégalais l’AS, les terrains sont destinés à la production du riz. Or, jusque-là, Anas Safrioui, milliardaire coté dans le magazine Forbes, avait taillé sa réputation dans la promotion du logement social au Maroc et la production du ciment en Afrique de l’Ouest et du centre.

Cette attribution soulève d’un côté la question légitime de la présomption d’accaparement foncier et, de l’autre, la non moins légitime volonté de l’Etat Sénégalais de parvenir à l’autosuffisance en riz. Problème, faut-il faire feu de tout bois ? Quel est le procédé utilisé pour déterminer le prix d’attribution ? Dans ce montant, quelles sont les parts revenues aux deux communautés rurales et celles dédiées aux propriétaires terriens?

Déjà attributaire du terrain de l’ex gare routière “Pompiers, au cœur de Dakar, où il est entrain d’ériger un progrès immobilier résidentiel baptisé “Cité de l’émergence”, (et qui accuserait du retard),  le groupe marocain propose d’affecter 2000 hectares aux villageois. Engagement sincère ou simple marketing communautaire ?

 

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