La Côte d’Ivoire a marqué un tournant ce mercredi 8 juillet 2026 lors de la première journée du Groupe consultatif pour le financement de son Plan National de Développement (PND) 2026-2030. Réunis à Abidjan sous la présidence du Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné, représentant le chef de l’État Alassane Ouattara, les partenaires au développement ont exprimé une confiance renouvelée envers l’économie ivoirienne. Les intentions de financement annoncées ont atteint un montant global de 47 820 milliards de francs CFA (80 milliards de dollars US), soit près de quatre fois l’objectif initial fixé à 11 138,2 milliards de francs CFA (20,3 milliards de dollars US). La rencontre a réuni plus de 3 000 participants issus de 49 pays.
Ce succès financier couronne les performances macroéconomiques du pays, qui a maintenu une croissance annuelle moyenne supérieure à 6,5 % sur la période 2021-2025, en dépit des effets de la pandémie de Covid-19, des tensions géopolitiques et du changement climatique. Cette dynamique a permis de doubler le PIB en quinze ans et de ramener le taux de pauvreté de 55,4 % en 2011 à 37,5 % en 2021. Elle sert désormais de socle à la nouvelle vision « bâtir une Côte d’Ivoire stable, prospère, solidaire et ambitieuse ».
Avec une cible de croissance annuelle moyenne portée à 7,2 % pour les cinq prochaines années, le PND 2026-2030 affiche une ambition claire : accélérer la transformation structurelle du pays à travers un programme d’investissements global de 114 838,5 milliards de francs CFA, soit environ 209 milliards de dollars américains.
Le dispositif de financement du PND repose sur une articulation stratégique entre les sphères publique et privée. Si l’État assure 29,8 % du coût global des investissements, soit 34 223,9 milliards de francs CFA, le secteur privé est appelé à jouer un rôle moteur en couvrant 70,2 % des besoins, soit 80 616,6 milliards de francs CFA. La mobilisation exceptionnelle enregistrée dès les premières heures de cette conférence témoigne de l’attractivité du modèle ivoirien pour les grands bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), le Système des Nations Unies, l’Union européenne et la Banque islamique de développement (BID), tous mobilisés aux côtés du gouvernement. Parmi les personnalités présentes figuraient Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Groupe de la Banque mondiale, et Amina Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations Unies.
Pour garantir l’exécution optimale de ce programme ambitieux, le Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné a réitéré l’engagement du gouvernement à maintenir des standards élevés de gouvernance. La transparence, la redevabilité et la performance ont été placées au cœur du dispositif de suivi-évaluation, avec pour objectif de sécuriser les investissements et de maximiser l’impact socio-économique des projets. Clôturant les travaux, le Vice-Président a rappelé que « la responsabilité commune sera désormais de traduire ces annonces en engagements effectifs et en projets concrètement mis en œuvre ».
De son côté, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a réaffirmé le rôle de la Côte d’Ivoire comme locomotive économique de la sous-région ouest-africaine.
Les travaux se poursuivent ce 9 juillet 2026 avec une journée consacrée aux investisseurs privés, appelés à assurer plus de 70 % du financement du plan.

