Le Nigeria a officiellement pris la présidence du Conseil des ministres chargés du Commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), succédant à l’Égypte à l’issue de la 18ᵉ réunion de cette instance, tenue le 30 juin 2026 à Abuja. Cette passation de témoin s’inscrit dans le cadre du mécanisme de rotation adopté par les États membres de l’accord.
Une réunion consacrée aux priorités de la ZLECAf
La réunion ministérielle était principalement consacrée à l’examen du rapport du secrétaire général de la ZLECAf, ainsi qu’aux conclusions de la 22ᵉ réunion du Comité des hauts fonctionnaires chargés du commerce et de la deuxième réunion du Comité des chefs des autorités de la concurrence.
Les ministres ont également fait le point sur l’état d’avancement de la ratification des différents instruments juridiques de la ZLECAf. Les discussions ont porté, entre autres, sur la décision de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de lancer le processus de sélection du pays hôte de l’Autorité de la concurrence et du Tribunal de la concurrence de la ZLECAf, deux institutions appelées à jouer un rôle clé dans le fonctionnement du marché continental.
Un marché continental aux ambitions économiques majeures
Organe décisionnel chargé de la mise en œuvre de l’accord, le Conseil des ministres examine les principales orientations stratégiques relatives à la ZLECAf. Cette dernière est considérée comme la plus vaste zone de libre-échange au monde en nombre de pays participants. Elle regroupe un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs pour un produit intérieur brut combiné estimé à près de 3 400 milliards de dollars, avec l’ambition de stimuler le commerce intra-africain, d’accélérer l’industrialisation du continent et de favoriser la création d’emplois.
Wamkele Mene appelle à accélérer la mise en œuvre de l’accord
À l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a rappelé le rôle stratégique de l’accord comme moteur de l’intégration économique africaine et de la dynamisation des échanges commerciaux entre les pays du continent.
Il a appelé les États membres à accélérer la mise en œuvre effective de l’accord en levant les obstacles qui freinent encore son opérationnalisation. Selon lui, une application plus rapide de la ZLECAf permettra aux économies africaines de tirer pleinement parti des opportunités offertes par ce marché continental intégré.
Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations récurrentes des chaînes d’approvisionnement mondiales, Wamkele Mene a estimé que la ZLECAf constitue un instrument stratégique pour renforcer la résilience économique de l’Afrique. En favorisant le développement de marchés intérieurs plus vastes et mieux intégrés, elle permettra au continent de réduire sa dépendance aux chocs extérieurs et de consolider une croissance plus durable, portée par le commerce intra-africain.

