Le Fonds monétaire international (FMI) a été interpellé par les autorités de la République centrafricaine (RCA) pour un délai supplémentaire dans l’exécution de son programme économique, alors que celui-ci doit théoriquement s’achever en juin 2026, à peine deux mois après la requête officielle. Selon le compte-rendu officiel publié du gouvernement centrafricain, la demande a été faite par le 17 avril 2026 par le ministre centrafricain des Finances, Hervé Ndoba, lors des échanges bilatéraux tenus en marge des réunions de printemps de l’institution de Bretton Woods et de la Banque mondiale à Washington. Au cours de cette rencontre, le membre du gouvernement centrafricain a exposé « la nécessité de prolonger le calendrier afin d’achever plusieurs réformes structurelles encore incomplètes ».
Le programme, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et lancé en avril 2023 pour une durée de 38 mois, porte sur un montant de 107 milliards de FCFA (environ 191,4 millions USD). Il représente une bouffée d’oxygène pour une économie encore fragile, mais il arrive dans sa phase finale avec plusieurs chantiers encore ouverts.
Parmi les réformes jugées cruciales mais insuffisamment matérialisées, figurent des actions dans la gestion des finances publiques et dans le secteur des hydrocarbures, deux domaines régulièrement identifiés comme des points de fragilité par l’équipe du FMI.
Pour rappel, les évaluations antérieures de l’institution de Bretton Woods dressaient déjà un bilan mitigé. Dans un communiqué publié en juin 2025, elle signalait que « seules trois des six cibles de performance quantifiées pour 2024 avaient été atteintes, soulignant des retards dans des objectifs clés comme le déficit primaire intérieur et le financement intérieur net ».Malgré ces lacunes, les autorités centrafricaines ont tenu à réaffirmer leur engagement à poursuivre les réformes. Selon elles, cet engagement permettrait d’en assurer l’aboutissement dans des conditions optimales et en cohérence avec les réalités économiques nationales.

