Côte d’Ivoire : Barry Callebaut annonce 30 milliards FCFA dans la transformation du cacao

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SACO, filiale de Barry Callebaut, va renforcer ses capacités de transformation de cacao avec l'extension de son usine d'Abidjan

La société SACO, filiale du géant mondial du cacao Barry Callebaut, a annoncé ce 16 mai des investissements de 30 milliards FCFA, soit 45,7 millions d’euros, au cours des cinq prochaines années dans la transformation de cacao.

Le premier acte de ce plan a été  posé ce 16 mai avec le lancement des travaux d’’extension de l’usine de la société à Abidjan. La nouvelle ligne qui va produire du beurre, du tourteau et de la poudre de cacao, sera opérationnelle début 2019. Elle va permettre à SACO de passer progressivement à 100 000 tonnes de fèves transformées d’ici 2022 contre 50 000 tonnes actuellement. Et de même, l’autre usine de la firme basée dans la ville portuaire de San Pedro, au sud-ouest du pays, va voir sa production croître de 10 000 tonnes, à 130 000 tonnes.

Le Premier ministre ivoirien Gon Coulibaly, s’est à l’occasion félicité de ces nouveaux investissements qui témoignent d’un cadre favorable pour les industriels du cacao. « Avec ce nouvel investissement, le groupe Barry Callebaut apporte la preuve que la Côte d’Ivoire offre d’excellentes conditions pour la transformation locale du cacao. Démontrant ainsi que de grands groupes peuvent investir dans l’industrie du Cacao en Côte d’Ivoire », a souligné le chef du gouvernement. Un clin d’œil bien enroulé en direction des multinationales du chocolat.

L’enjeu pour la Côte d’Ivoire est en effet de porter le niveau de transformation locale de cacao de 35% à 50% d’ici 2020, soit dans seulement deux ans. Avec un peu moins de 580 000 tonnes de cacao broyés selon certaines sources, le pays s’est fixé l’objectif de passer le cap de 700 000 tonnes de fèves usinées d’ici là d’après le ministère en charge de l’Industrie.

En soutien à cette ambition, une série de mesures incitatives ont été prises, a rappelé le ministre Souleymane Diarrassouba, de l’Industrie. Il s’agit notamment de la garantie de l’approvisionnement en matière première à des coûts compétitifs, des accompagnements techniques et financiers ou encore de l’abattement sur le DUS, le droit unique de sortie qui grève les exportations de cacao, en fonction du niveau de transformation.

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